Si foutre un coup de pied au cul de l’interface user-friendly ne vous fait pas peur, il y a toujours moyen de vous faire remarquer sur le net.
C’est ce qu’ont fait Andrius et Gedeminas, deux adorables fripouilles designeuses/réals de Vilnius en Lithuanie en concevant leur site web avec 5 webcam et une bande démo. Chaque Webcam filme soit les locaux (enfin la chambre), soit des tableaux blancs où l’on trouve les infos habituelles (contacts, références, etc…). La sixième case permet de voir leur déroutante bande démo en noir & blanc.
Bon du coup, aucun lien n’est cliquable, mais au moins, pas de galère à la con pour la mise à jour du site. A moins de tomber en panne de marqueurs, bien entendu.
J’aime bien les Strokes. C’est pas le groupe essential, mais ça reste sympa. Et je suis même allé les voir en concert dans une autre vie. Mais quand ils font un clip à forte inspiration esthétique 2001 et que je viens de me re-re-regarder l’épisode « Le Dard » de Futurama qui s’inspire en partie du même film, du coup je suis poussé comme un starchild à en parler.
Si jamais vous l’ignoriez, Star Wars a 30 ans depuis le 25 mai dernier. Il y a 30 ans sortait aux Etats-Unis l’un des films les plus marquants de l’histoire du cinéma hollywoodien. Star Wars quoi.
Du coup, des artistes « underground » en on profité Warhol-style pour relooker notre pote Dark Vador (ou Darth Vader au choix) en statue de la liberté, en monstre ou en support de graffiti.
celle là, faut vraiment être fan pour reconnaître les références dans le titre (Journal of the Whills était un sous-titre de travail lors d’ébauche du scénario de Lucas et Son of the Suns cloturait la première version du texte déroulant jaune d’introduction du film).
Je suis pas un fan du rap francophone, loin de là… Mais de temps à autre, quelques petites perles visuelles sortent du lot. Là en l’occurrence, Hocus Pocus, un groupe nantais (ma ville natale, mais on s’en fout) nous a sorti la vidéo de Hip Hop, simple et efficace, illustrant parfaitement les paroles. Similaire à l’esthétique lancée par les premières pub I-Pod, on retrouve également du Motion Typography. C’est un truc très très très à la mode en ce moment qui consiste à animer à l’écran le texte que l’on entend dans la bande son. J’ai une nette préférence pour la partie du featuring de Procussions, mais ça reste globalement intéressant… Le clip a été réalisé par Arthur King. Et merci à Martinuss pour m’avoir passé le son.
Blizzard est une compagnie heureuse. Elle a cartonné en son temps en révolutionnant le STR avec Warcraft (en particulier le II). Puis, elle a carrément été responsable de la destruction méthodique de la vie sociale de millions d’hommes (et de quelques femmes) avec le MMORPG World of Warcraft. A sorti quelques jeux devenus des classiques, comme Diable I & II. Comme ils aiment faire dans l’original, c’est sans surprise qu’ils ont annoncé la sortie du second épisode de leur STR spatial, Starcraft. Voici le retour des Terrans, Protoss et autres Zerg. La sortie n'est pas encore définie, mais un trailer est déjà dispo et comme d’habitude chez Blizzard, c’est la totale hallu. On aimerait bien les voir faire un film 3D, ça fait des années que je le dis (depuis la sortie de Warcraft III et ses trailers impressionnants à l’époque).
Bon allez, une fois n’est pas coutume, parlons de mes grands amis Nicolas & Bruno, créateurs de deux des modules comiques les plus drôles de toute l’histoire de Canal +. Message est basé sur des vidéos d’entreprise des années 70 et Amour a récupéré une tripotée d’épisodes d’une télénovella sud-américaine. On refait les dialogues et c’est le délire.
Pour attirer du monde sur votre blog, le plus efficace étant le name dropping associé avec nue. Ou à poil. Lorsque vous avez un blog de clip, etc… Le top, c’est de parler de Michel Gondry. Et là vous rameutez, j’te raconte pas. Donc si vous mettez « Michel Gondry Nue » ou « Michel Gondry sur la plage à poil », je sens qu’on peut cartonner.
Mais là n’est pas le propos. Voici le dernier clip de notre ami. Réalisé pour le compte de Macca, l’ex Beattles. Le Paul McCartney. Avec McKenzie Crook, connu pour son hilarant rôle dans la série de Ricky Gervais, The Office et sa participation à la trilogie Pirates des Caraïbes (le grand pirate avec son œil de bois). Mais surtout on retrouve dans un second rôle étonnant, la grande et belle Natalie Portman qui fait plaisir (« Natalie Portman à poil nue avec un nain ! » voilà, ça c’est fait)
Le principe n’est pas sans faire penser à un précédent clip de Gondry, « Dead Leaves and the Dirty Ground » où les vestiges d’une fête dans une maison londonienne remontaient à la surface.
Renault ayant décidé de lancer un concours vidéo autour leur nouvelle Clio, nos amis de la Lope Prod en ont fait leur version.
Il s’agit d’une bande de potes qui se réunissent pour bosser sur des courts souvent sympathiques. Leur grand classique : les 2 épisodes de Spasman. Ca reste dans le délire amateur, mais y’a vraiment chez la recherche d’une certaine qualité et d’un certain professionnalisme. A découvrir quoi.
Pour me faire pardonner de ma trop longue absence. Toute une série de mise à jour. Allez, on commence par une pub réalisée par nos amis de Psyop ou plus précisément leurs potes de MassMarket pour Renault.
Y’a plusieurs choses que j’aime. Cela inclut le Festival de Cannes et U2. Mais tout ça, c’est des choses du passé. Comme je l’ai déjà dit, je peux pas me rendre au Festival cette année et U2 est devenu depuis l’avènement du siècle nouveau un groupe de feignasses grotesques, quasiment infoutus d’écrire une chanson correcte quand dans les années 90, ils ont livré 3 albums quasi-définitifs et une double tournée mondiale grandiose, c’était le Zoo TV. C’est comme ça, ça arrive.
Et Bono s’est bien empâté autour de la ceinture. Ce qui pour une rock star est souvent synonyme d’empâtement de la créativité (exception à la règle : Peter Gabriel).
Bref, cette année il a fallu que nos amis présentent un documentaire/captation de concert en 3D au Festival de Cannes, réalisé par Catherine Owens et Mark Pellington. Et d’après les commentaires de mes amis infiltrés, ça déchirait. 3 niveaux de profondeur de champs, une vraie sensation de relief et le tout sans lunettes spéciales. Plus ambiance de feu dans la salle, aussi survoltée que pour un concert (ah les vieilles peaux cannoises en léopard, ça a dû leur faire tourner leur string défraîchi un délire pareil) et son boosté à fond. J’espère qu’ils avaient déjà couché Gille Jacob.
Bref, mini concert de 2 chansons sur les marches avant la projection du film de 55 minutes. J’ose à peine imaginer l’ambiance autour du Palais des Festivals. Ou plutôt je vois tout à fait le genre. Lors de la montée des marches pour la présentation de La Revanche des Sith en 2005, ça devait être du même acabit. La croisette noire de monde. Tous excités d’être là, regardant les chanceux monter les marches (moi je m’en foutais, j’avais vu le film le matin même à 8 heures, en projo numérique dans la grande salle et ça tuait pas mal). Et je me souviens de la respiration de Vador en continu, diffusé pendant toute la journée. Et cet orchestre qui jouait en live les thèmes du film. Et Vador qui accueillait les pingouins et les dames en robe de soirée. Et au lieu des habituels gendarmes en costume d’apparat, nous avions 2 rangées de Stormtroopers de chaque coté. Et Alain Chabat de saluer Vador. Et nous de croiser Anthony Daniels (C3PO, le droïde doré) dans la rue et de poser à côté de lui. Moi trop content pour vraiment réaliser qui je venais de croiser.
Donc, je disserte, mais c’est un peu ça Cannes. Un concentré de trucs totalement futiles sur 10 jours et 1 kilomètre carré. C’est rien, mais ça fait rêver un peu ces événements exceptionnels, George Lucas et son casting, ou Bono et ses potes. Y’a un coté hors du temps. On s’en passerait sans problème, mais moi, ça fait briller mes petits yeux de geek.
Voilà, donc pour terminer un peu tout ça, mettons les vidéos de la performance de U2 sur les marches du palais.
Bon Bono, reste un poil ridicule… Comment peut-on devenir à tel point une parodie de soi même… Je pense que MacPhisto se moquerait du triste bouffon qu’il est devenu… Mais je l’aime bien quand même…
Pour ceux qui l’ignoreraient, les MVPA Awards, ce sont un peu les Oscars du clip. La Music Video Production Association récompense chaque année les réalisateurs de clips sur plusieurs critères classiques comme le montage, la photo, meilleur clip pour un artiste féminin, masculin, ayant un cheval dans un second rôle, etc… Voici la liste
Lifetime Achievement: Wayne Isham, director
MVPA Hall Of Fame Video: Prodigy "Smack My Bitch Up" — Jonas Akerlund, director
Kratz Award For Creative Excellence: Devin Sarno and Lydia Sarno, Warner Bros.
Video of the Year: Christina Aguilera "Hurt" — Floria Sigismondi & Christina Aguilera, directors (Revolver Film Co)
Director of the Year: Chris Milk of Radical Media
Directorial Debut: Neon of Partizan for Common "A Dream"
Best Video/Under $25,000: Plain White T's "Hey There Delilah" — Jay Martin, director
Direction of a Male Artist: Justin Timberlake "My Love" — Paul Hunter, director (HSI)
Direction of a Female Artist: Christina Aguilera "Hurt" — Floria Sigismondi & Christina Aguilera, directors (Revolver Film Co)
Direction of a New Artist: Lily Allen "Smile" — Sophie Muller, director (Factory @ Oil Factory Inc.)
Direction of a Band: Muse "Knights Of Cydonia" — Joseph Kahn, director (HSI)
Adult Contemporary: The Fray "How To Save A Life" — Mark Pellington, director (Merge @ Crossroads)
Alternative: Beck "Cellphone's Dead" — Michel Gondry, director (Partizan)
Electronic Music: Faithless "Bombs" — Howard Greenhalgh, director (Believe Media)
Hip-Hop: Kanye West "Touch The Sky" — Chris Milk, director (Radical Media)
Pop: Justin Timberlake "SexyBack" — Michael Haussman, director (HSI)
R & B: Beyonce f/ Jay Z "Déjà Vu" — Sophie Muller, director (Oil Factory)
Rock: U2/Green Day "The Saints Are Coming" — Chris Milk, director (Radical Media)
La catégorie devrait plutôt s’appeler : « mais mon Dieu, comment fait donc ce mec là dont je vous présente les images ? ». Mais bon. Toujours est-il qu’il y a toujours ce gouffre béant entre les petits rigolos qui s’amusent à recréer une baston Star Wars ou des Chevaliers du Zodiac dans leur salon et les vrais pros. Et le plus amusant, c’est de voir à quel point une image est manipulable aujourd’hui. Notre ami Nastuh Abootalebi, gentil munichois et grosse pointure de l’effet spécial présente son travail de façon originale du moment que vous ayez une bonne connection.
Le principe est simple et évident. Il combine 2 vidéos flash en une seule. L’une montre le rush brut et l’autre la version truquée. Vous n’aurez pas les étapes entre les deux, mais au moins, ça vous donnera une idée du travail. Passer la souris sur la vidéo et vous verrez en dessous l’image normale. Cliquez et la vidéo séparera les sources. Interactif !
A présent laissons la parole à Shoreh, euh… Nastuh (inside joke, ne nous alarmons pas).
De toute la collection Work of Director, voilà mon réalisateur préféré. Auteur d’un film singulier, One Hour Photo, et surtout réalisateur du clip de Scream de Michael Jackson et Janet Jackson, le clip le plus cher de l’histoire. Le mec est constamment intéressant, cultivé, passionné, intelligent, artiste. C'est en fin de compte assez étonnant de le voir cantonné à des travaux bien peu passionnants.
En bref, voici une sélection perso de ses meilleurs clips et pubs.
Et encore, là j’ai pas mit tous les trucs de ouf qu’il a fait le petit… Notez d'ailleurs que Closer et Bedtime Story font partie de l'expo permanente du MOMA à New York.
Si ça vous prend un jour de reprendre le chemin des écoliers pour y apprendre un nouveau truc, pensez un poil à l’e-learning car y’a de l’avenir là dedans. Quiconque ayant essayé de se former tout seul à After Effects, à 3DS Max ou tout autre logiciel un poil avancé sait qu’il a un besoin vital d’internet pour se former. Pour cela, il faut parcourir les sites de tutoriaux, passer sa vie sur CreativeCow.net. Ou bien pour une somme assez correcte, faire un tour sur les sites de tutoriaux vidéo. L’avantage de cette formule, c’est que vous vous retrouvez avec des cours généraux et non des exemples ponctuels comme souvent dans les tutoriaux gratuits. Ici, vous aurez des outils vraiment utiles et pratique (surtout si celui qui fait le commentaire est passionné et pédagogue) pour apprendre les fonctionnalités de votre logiciel. Le meilleur semblerait être Lynda.com, entièrement en anglais (oui, mais je ne saurais jamais dire combien l’anglais est indispensable pour quiconque veut bosser dans le domaine de l’imagerie numérique… c’est au moins aussi important que votre talent et vos capacités de designer), mais extrêmement complet. Les formations proposées vont d’un simple Excel jusqu’à l’apprentissage spécifique des éclairages et du texturage dans 3DS Max et Maya. Notons également l’ouverture d’un petit français pour ceux qui l’anglais est vraiment un problème, Emob.fr. Malheureusement, leur choix est encore limité et c’est carrément plus cher que Lynda.com.
La VES (Visual Effect Society) a publié sa liste des 50 films à SFX les plus influents, dont je vous donne la liste
1. Star Wars (1977) 2. Blade Runner (1982) 3. 2001: A Space Odyssey (1968) 3. The Matrix (1999) 5. JurassicPark (1993) 6. Tron (1982) 7. King Kong (1933) 8. Close Encounters of the Third Kind (1977) 9. Alien (1979) 10. The Abyss (1989) 11. The Empire Strikes Back (1980) 12. Metropolis (1927) 13. A Trip to the Moon (1902) 14. Terminator 2: Judgment Day (1991) 15. The Wizard of Oz (1939) 16. Who Framed Roger Rabbit (1988) 17. Raiders of the Lost Ark (1981) 18. Titanic (1997) 19. Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring (2001) 20. Jason and the Argonauts (1963) 20. E.T. the Extraterrestrial (1982) 22. Toy Story (1995) 23. Pirates of the Caribbean : Dead Man’s Chest (2006) 24. The Ten Commandments (1956) 25. The War of the Worlds (1953) 25. Forrest Gump (1994) 25. Citizen Kane (1941) 25 The Seventh Voyage of Sinbad (1958) 25. 20,000 Leagues Under the Sea (1954) 30. The Terminator (1984) 31. Aliens (1986) 32. Mary Poppins (1964) 33. Lord of the Rings: The Return of the King (2003) 34. Forbidden Planet (1956) 35. Babe (1995) 36. The Day the Earth Stood Still (1951) 36. Lord of the Rings: The TwoTowers (2002) 38. King Kong (2005) 39. Planet of the Apes (1968) 40. Fantastic Voyage (1966) 41. Jaws (1975) 41. Ghostbusters (1984) 43. SinCity (2005) 44. Superman: The Movie (1978) 45. Snow White and the Seven Dwarfs (1937) 46. The Lost World (1925) 46. Return of the Jedi (1983) 48. What Dreams May Come (1998) 49. An American Werewolf in London (1981) 50. Darby O’Gill and the Little People (1958) 50. The Fifth Element (1997)
Et là, j’ai envie de crier mon énervement. De voir encore une fois Matrix cité. 3ième. Ex æquo avec 2001 ! Vu comme ça, ça fait 2 raisons et demi d’aller péter la tronche aux frères Wachowsky. Don’t get me wrong. J’aime le premier Matrix. Vraiment. Et je ne nie pas que le Bullet Time a marqué les esprits. Le visuel est important. Mais que le film ait influencé le monde des SFX ? Et que des professionnels se fassent berner ? Là, je rêve. Là où, la même année, La Menace Fantôme a permit la popularisation des personnages numériques crédibles (au travers du tant décrié Jar-Jar), qu’a apporté Matrix de vraiment nouveau à l’industrie ? Qu’est-ce que le Bullet Time peut bien avoir comme application générique autre qu’un Bullet Time ? Y’a-t-il d’autres effets dans le film qui aient représenté une percé dans le domaine ? Non et non.
Alors que 2001 a ses maquettes, Blade Runner sa ville du futur, le premier King Kong ses créatures animées image par image, le King Kong de 2005 une ville en CGI photoréaliste, T2 et Jurassic Park ses avancées en matière d’image de synthèse, les Deux Tours son Gollum émouvant. Que peut bien avoir à offrir Matrix pour ses successeurs ? A part des parodies à la chaine, je vois pas bien. Et je suis contre.
En plus chuis vénère parceque le Festival de Cannes commence aujourd’hui et que je peux pas y aller.
Voilà quand je sais pas trop de quoi parler et que j’ai pas envie de faire 37.000 nouveautés pubs/clip/tareum à la suite, je parle de moi. Jusqu’ici, vous avez eu droit à une bande démo, un clip et une vidéodanse. Maintenant, vous allez avoir droit à une mini expérimentation.
Eternel insatisfait que je suis, il n’est pas rare que je revienne sur un travail précédent et que je décide de tout faire péter pour des tas de raisons.
Typiquement le genre de truc un peu inutile. C’était parti comme une expérimentation esthétique et ça aurait dû le rester. Seulement, il a fallu que je pervertisse le tout en voulant lui donner une justification; une pub pour la société que j’avais fondée à l’époque. N’ayant plus de raison d’être, j’ai donc décidé de revenir aux fondamentaux.
A savoir : variations sur le thème d’un cercle rouge vif percé d’un trou sur sa tranche, le tout sur un fond bleu clair. Simple et clair.
J’ai viré la musique de mon néanmoins ami Khoral pour prendre un bout de la B.O. de Requiem for a Dream.
Hewlett-Parckard revient. Après Pharrel Williams, Jay Z et d’autres personnalité moins connues (mais sûrement très connues dans leur pays), c’est au tour de notre ami Michel Gondry de présenter son univers numérique (au moyen d’un ordinateur HP évidemment). Le procédé a quelque peu changé depuis peu. Avant c’était « Hands » à présent le corps entier est réquisitionné. Celle là a été réalisée par Olivier « Twist » Gondry, déjà co-réalisateur de certains clips de son frère (« Come into my World » de Kylie notamment).
Par contre, vous êtes pas obliges d’avoir un ordi HP pour en faire quelque chose de personnel. Tout comme vous n’êtes pas obligé d’avoir un Mac pour créer des trucs. Ah… la pub…
Les ordinateurs c’est le bonheur. Vous pouvez vous prendre pour qui vous n’êtes pas. Mon ordi est toujours propre et bien rangé, bien défragmenté, bien clean. Quiconque me connaît sait que dans la vraie vie ce n’est pas vraiment le cas.
Dans la vraie vie, mon bureau c’est le delbor sans nom. Là je regarde et je vois une tasse bourriquet et une mémory stick 1Go à droite, un disque dur externe à gauche et des câbles qui traînent un peu partout.
D’ailleurs plutôt que de filer des captures d’écrans de votre bureau virtuel, vous feriez mieux de mettre des photos de votre vrai poste de travail. Comme un mix entre les photos de desktop et celles des sacs de filles dont parlent certains lapinophiles de ma connaissance. Je dépose le brevet !
C’est ainsi que je livre une capture d’écran comme cela a été demandé par mes camarades Stella K et Otaku. Paix à leurs âmes. Le fond d’écran vient de chez Desktopography, et n’est pas adapté à mon écran 16/9, donc lorsque j’ai la flemme de le retailler comme il faut, je joue entre les options centrer et mosaïque selon lequel est le mieux (jamais, au grand jamais de Etirer qui va vous pourrir les détails et/ou foutre en l’air les proportions, c’est une hérésie). Mais le mieux reste de retailler la bête sous Photoshop. Seulement voilà, je change de fond d’écran environ une fois par semaine, donc parfois, je me laisse aller. Dernière règle : jamais de photo du dernier bébé de la famille, des vacances dans le Mercantour, de ma poulette, voire même de film, même si je le sur-adore. C’est juste pas possible. Je vais donc piocher dans le design dans 3 sites principaux (le dernier est peu mis à jour donc c’est rare que j’utilise un truc venant de chez lui, mais son travail passé est excellent) : Pixel Girl Deskotopography Et 555 Design
Merci à Khoral d’ailleurs pour le premier et le dernier
Notons également qu’en gros geek qui pue, j’ai ouvert en bas un winamp avec l’intégrale Star Wars OST (excellente bande son quand on bosse), un 3DS Max 9 parceque j’apprends à élargir mes horizons graphiques et professionnelles, une fenêtre Firefox ouverte sur le forum FdC, un PDF avec le script de 1996 de King Kong et enfin le dernier Photoshop CS3.
Ca peut paraître étrange, mais je n’aime pas vraiment le travail d’Anton Corbijn. De tous les réalisateurs qui ont eut le droit à leur collection Work of director, c’est bien lui le plus petit. Pardon. Le moins intéressant. D’un côté ses portraits de rockstars ont influencé l’iconographie rock des années 80 et 90 jusqu’au cliché (photo – cliché… humour) mais il faut reconnaître qu’il a l’œil pour la composition, l’art de la pose distanciée, le travail sur la profondeur de champ, le sens du grain et celui de la couleur. Rien a dire. Et ses clips sont le reflet de cette idée esthétique. Mais ensuite ? Rien du tout. Sympathique, mais rien ne parvient à égaler le travail et la recherche de ses autres partenaires de collection, les Gondry, les Romanek, les Cunningham.
Pourquoi s’embêter à parler de lui alors ? Et ben le Festival de Cannes commence dans quelques jours (mercredi 17 mai) et sa biographie de Ian Curtis (chanteur pendu de Joy Division) : Control va faire l’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs.
Et pour la première fois depuis 3 ans, je n’y serais pas. Et ça, c’est de l’info capitale. Les vieilles peaux cannoises me manqueront, les vieilles stratégies afin de décider la séance pour laquelle on aura plus facilement des places, les incessants appels téléphoniques pour savoir qui est où et qui va voir quoi. Les têtes de cons des poseurs débiles, les geeks croyant toucher du doigt leur rêve de réalisation, les parasites, les fausses stars, les vraies stars croisées par hasard, les parties de la « Cible », les flims débiles du marché du flim, les découvertes inattendues, les séances de minuit, les appartement hors de prix, les courses le long de la croisette. Ceux qui y sont déjà allé me comprendront. Sauf pour la Cible, pour cela il aurait fallu que fassiez partie de mes partenaires de chambrées diverses.
Bon, revenons à Corbijn et à une sélection de quelques bons clips réalisés par notre ami hollandais afin de justifier quelque peu sa présence :
Non, ce n’est pas moi qui ait fait cette interview. Mais le site Pixelsurgeon (depuis que je me suis mit à la veille technologique autour du graphisme, du clip et de la pub, c’est fou ce que je découvre) avec qui ils parlent principalement de la Science des Rêves. Et comme toujours, il est intéressant d’avoir le point de vue d’un des réalisateurs les plus innovants du moment.
Le voilà le dernier clip à la mode, le nouveau truc de ouf dont tout le monde (enfin des gens sûrement, oui, sûrement) se dit : « mais pourquoi n’y a-t-on pas pensé plus tôt ? ». Je vous le demande. Bref, nous voilà avec un nouveau tube imparable de la French Touch. Bon moi la French Touch, ça m’emmerde pas mal, mais faut reconnaître que ça cartonne dans le monde. Celui-là ne fera pas exception. Le groupe c’est Justice et le clip est réalisé par Jonas&François et la direction artistique est de So Me (celui qui a designé les t-shirt quoi).
Le principe donc : Des tshirt qui prennent vie et qui interagissent avec leur environnement.
Le voilà le billet ayant failli passer à la poubelle, poussé sans vergogne par le précédent. Plutôt que de parler d’un réalisateur de clip, on va parler d’une chanteuse. Qui ne réalise pas ses clips. Juste que j’aime bien, voire beaucoup en fait. C’est Imogen Heap. Artiste anglaise révélée en France des années après la bataille, par Garden State et l’utilisation de son Let Go, chanson planante de son collectif Frou Frou. Or cette jeune fille a également une carrière solo. 2 albums, l’un sorti en 98, appelé I Megaphone (anagramme de Imogen Heap) dans la lignée de Tori Amos et son dernier, sorti en 2006, Speak for Yourself, totalement orienté électropop. Ce dernier est amplement plus convaincant que le résultat de sa collaboration au sein de Frou Frou qui avait produit un album finalement assez inégal.
Comme il faut bien un clip pour illustrer ça, voici celui de Goodnight and Go. Jolie image, références aux antiques poupées mécaniques, univers visuel. Classique mais classieux. Que dire de plus? Que ça a été réalisé par Arno Salters. Et qu’elle écrit actuellement son troisième album solo.
Sinon dans un genre plus After Effects et moins joyeux, vous pouvez toujours jeter un œil sur Last Best Hope, un documentaire dont Erik Lauritzen a réalisé des montages et animations basées sur des photos de survivants de la seconde guerre mondiale, le tout sur l’intro de Have you got it in you. Sa démo reel est sympa et montée sur le fameux Thé à la menthe de la Rumeur.
J’avais prévu d’écrire sur autre chose, mais lorsqu’on en a l’opportunité, il faut crier : « Stoppez les rotatives ». Là, il s’agirait d’une espèce de bande démo d’un genre rigolo provenant de la boite de post prod américaine R!ot. Grosso modo la démonstration des possibilités offertes par les trucages. Ca va à toute vitesse et chaque séquence part d’un problème à résoudre et sa solution qui vient tout de suite après. Attention, ça n’apprend pas à faire pareil, ils ne font que montrer ce qu’ils bidouillent dans l’image. Loin de briser la magie, ça ne fait que renforcer, même pour l’œil exercé, le sentiment bien connu : « ouuuh mais pinaise, comment-y-font ? » Toi aussi admire Everything you Know is Fake
Pixar, c’est sympa. Pixar, ils ont fait des films extraordinaires. Pixar, ils ont prouvé qu’il y avait de l’écriture derrière les ordinateurs. Pixar, ils ont fait Toy Story 2 et rien que pour ça, ils sont bénis à vie. Et puis ils ont fait Nemo aussi, leur film objectivement le plus réussi (même si c’est pas mon préféré), le plus riche, le mieux construit, le mieux écrit. Leur plus gros succès aussi. Cars, c’est sympa. Un poil en dessous, mais c’est sympa. Le design et le scénario des Indestructibles, c’est quand même quelque chose. Bref, c’est quelque chose que Dreamworks et son Shrek ne sont pas prêts de comprendre, embourbés dans leurs vannes pipi-caca en croyant que ça allait faire un bon film. Bref, le prochain Pixar qui sort en août s’appelle Ratatouille et ça raconte l’histoire d’un rat dans un restau parisien. C’est réalisé par Brad Bird, l’auteur des Indestructibles après que Jan Pinkava ait jeté l’éponge. Et donc, si vous ne craigniez pas les spoilers, vous pouvez toujours vous offrir 9 minutes du film présentées en 2 séquences par Brad Bird. Et ça a l’air fortement bon.
Si vous aimez Pixar, je ne peux que vous conseiller l’excellent dossier de Filmdeculte, conçu par la même équipe que le dossier Comics. C'est-à-dire ma partner et moi-même (sans oublier Magic Danielle)… Même qu’on a failli se manger un procès de la part de Disney. Parait-il.
Là chuis déçu. Chuis déception. Et lorsque chuis tout ça, chuis colère. Le dernier clip de Björk est moche et a été réalisé par Kirikou. Enfin, par Michel Ocelot qui a réalisé Kirikou. Bref, ça n’empêche que si j’aime la chanson (et son dernier album, Volta, carrément plus digeste que son précédent) on peut pas en dire autant du clip. C’est quand même une espèce de grosse bouillie visuelle couleur boue façon on met tous les effets qui viennent de sortir 80’s staïle.
Du coup, comme ce labello ne pourrait pas s’appeler “de fort belles images comme on aimerait voir plus souvent”, il me faut un zouli clip de Björk pour justifier la présence de cet article dans ces murs. Et là, heureusement avec Björk, on a l’embarras du choix. Merci ma bichette. On pourrait sortir les clips de Gondry (Bachelorette reste son clip le plus hallucinant) mais ici, on aime bien les trucs hyper visuels (Gondry est hyper visuel, mais pas de la même manière), donc on va se reporter sur le clip de Chris Cunningham, évidemment le All is Full of Love
J’aime bien apprendre des choses. Avant de fréquenter assidûment une danseuse, j’avais pas la moindre idée de ce que pouvait être une vidéodanse. Et je suis sûr que vous là, derrière votre écran d’ordinateur ou de PSP, vous vous demandez ce que ça peut bien être.
C’est un courant artistique pas très connu, mais pas vraiment compliqué à comprendre. C’est l’association de la danse et de la vidéo. Qui peut-être tournée avec de la pellicule d’ailleurs, mais ce n’est pas là le problème.
Donc, c’est pas vraiment un clip (même si pas mal de clips sont des vidéodanses déguisées) c’est pas vraiment non plus une captation d’une chorégraphie. C’est un clip où l’élément central ce n’est plus la musique mais la chorégraphie. Voyez ? La définition est on ne peut plus claire.
Et ben moi, j’ai réalisé une vidéodanse. Avec la danseuse que je fréquente assidûment. En 2004. Même que c’était mon premier vrai travail un peu pro. Alors ça rigole plus là. Bref, l’idée venait d’un cours que suivait Julie la danseuse à la fac. Les étudiantes bossaient sur un chorégraphe de danse contemporaine nommé Dominique Bagouet. A travers divers travaux, il fallait travailler autour de son œuvre. L’un des exercices consistait à reprendre et à se réapproprier l’un de ses solos.
On a donc bossé sur So Schnell une chorégraphie basée sur le travail du peintre Pop Art Roy Lichtenstein. Notre travail a consisté à reprendre la chorégraphie pour en faire une vidéodanse. Ca a donc consisté à 2 jours de tournage. L’un à Montpellier, au Corum (la pièce avait créée pour l’inauguration de ce même Corum) et l’autre à Paris, sur le Parvis de la Bibliothèque François Mitterrand. Puis on est passé à travers la moulinette After Effects pour créer la BD (référence au Pop Art de Lichtenstein) dont les cases s’animeraient pour dévoiler la chorégraphie. A l’époque je débutais vraiment avec After Effects, alors j’ai pas mal galéré et on est passé à travers pas mal de versions pour donner ça :
Voilà. Comme promit, parcequ’on a travaillé dessus d’arrache-pied, le dossier Comics de FilmdeCulte. Gros travail, le dossier existe en réalité depuis Spider-man 2, mais a toujours été hyper bancal, mal finit, pas construit. Là, on a grosso modo reprit tout à zéro pour faire mieux et cette fois, ça passe. Plus de problèmes selon les navigateurs, des colonnes propres, etc. Pas de flash, mais tout de même. Un gros travail de design, d’intégration. Bref, un gros clap-clap à moi et à ma partner, toujours sur la brèche.
Non, je ne parlerais pas des pubs I-Pod, mais bien des pubs pour les Mac. Un concept simple décliné en 24 mini spots comparant la simplicité Mac et l’austérité PC. D’un côté vous avez le Mac, interprété par Justin Long (sosie d’Anthony Kiedis le chanteur des Red Hot et que vous avez forcément déjà vu dans l’hilarant Dodgeball et prochainement dans Die Hard 4), le mec cool et décontracté, pas nécessairement beau gosse, mais pas repoussant non plus. De l’autre, c’est le PC interprété par John Hodgman, rond, tête de nerd à la Bill Gates (comme par hasard) a qui il arrive plein de galères malgré la bienveillance cool du mac. Parceque le Mac, c’est vraiment cool. Et ça n’a pas de virus. Sinon ce serait pas une pub aussi. Bref. Comme toutes les guéguerres comme celles entre Beattles et Rolling Stones, Blur et Oasis, Nas et Jay-Z, Nintendo et Sega, Amiga et Atari ST, Poivre et Sel, Pipo et Bimbo, on nage parfois dans la mauvaise foi (genre le coup de la webcam) mais au moins ça reste amusant, cool et frais. Et même si je suis pas encore prêt à passer au Mac, au moins leurs pubs sont sympas.
Surtout n’oubliez pas de continuer à écrire comme cela : Micro$oft, Billou Gate$ et Windaube. On vous félicitera pour votre liberté d’esprit.