1. Blind Spot


    Voici un petit court qui m’a été indiqué par Justin du forum Post-Prod (lien dans ma boite à liens). C’est Blind Spot, un court des Gobelins réalisé par 6 étudiants : Johanna Bessiere, Cécile Dubois Herry, Simon Rouby, Nicolas Chauvelot, Olivier Clert, Yvon Jardel. Ca raconte l’histoire d’un braquage qui tourne mal et c’est un petit bijou d’humour noir.



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  2. Tentacles – contre les abus sexuels


    Ce spot a déjà deux mois, mais je m’en voulais de ne pas en parler. Ce spot de prévention assez dur montre de façon très parlante et très nette les conséquences psychologiques des sévices sexuels tout au long de la vie d’une victime. Ce monstre dégueulasse avec qui elles doivent vivre constamment. L’utilisation des effets spéciaux pour symboliser ce mal est d’une force assez frappante.




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  3. Mini réflexion sur l’art du court-métrage


    Préambule : ce message est un copier-coller d’un post sur le forum de Filmdeculte.

    Etant moi-même en pleine gestation d'un court en ce moment, je me suis rendu compte d'une chose après avoir vu quelques courts ici et là...

    Chacun sait qu'en général un court métrage constitue une excellente opportunité pour un réalisateur un tant soit peu sérieux de s'exercer sur un format court en vue de passer éventuellement à un format plus long. L'exercice est alors double: d'un côté le réalisateur expérimente, apprend, recherche et se familiarise avec l'ensemble des arts et techniques que constituent la production cinématographique. De l'autre côté, une fois le film terminé, le film sert à montrer les compétences du réalisateur afin qu'on lui confie un projet plus ambitieux, voire la réalisation d'un long métrage.

    J’ai vu quelques courts français récemment et une chose qui m’a frappée : les réalisateurs semblaient être plus préoccupés par montrer leur savoir faire technique, leurs capacités à mettre en image, à diriger des comédiens, à mettre en place une ambiance. Tout cela ne serait que trop normal si ces mêmes réalisateurs ne semblaient pas se foutre royalement de leur histoire, celle-ci devenant un accessoire à leurs rêves de grandeur. Le sentiment que pour eux, plutôt que de tenter de raconter une histoire unique, se suffisant à elle-même dans un format réduit, un court métrage doit hurler sa volonté de montrer que la personne qui le dirige peut faire plus gros, plus long. Du coup on a le sentiment d’y voir non plus un court métrage, mais plutôt une scène d’un éventuel long métrage. Et tout comme une nouvelle ne doit surtout pas être un chapitre d’un roman, le court métrage est à mon sens régit par les mêmes besoins. On se retrouve donc avec des films qui tiennent la route techniquement, bardés de travellings, de tics de « pros », avec une image bien propre, des acteurs convaincants et une bande son idoine. Mais derrière cette façade technique propre sur elle, il suffit qu’on gratte un peu pour découvrir une histoire anémique, prétexte à une chute minable (les deux premiers exemples ci-dessous en sont des exemples parfaits), exercice de style vain, qui ne parvient pas donner au film un corps excitant. Pire encore, je trouve que ces films puent une certaine prétention et un dédain authentique pour l’écriture. Ecrire un court métrage ne se résume pas à sortir une scène de son chapeau comme si on prenait un long en plein milieu. Une histoire de court métrage doit idéalement se suffire à elle-même, on ne doit plus rien ajouter ou enlever.
    Etrangement, le milieu du court métrage d’animation ne semble pas trop souffrir de ce symptôme, comme si le milieu possédait une culture de l’histoire courte que le milieu du cinéma « traditionnel » ne connaît pas. Dans les deux exemples que j’ai donnés au-dessous, on a la démonstration parfaite d’une écriture totalement adaptée et dédiée au format court. Les deux films font non seulement preuve d’un immense savoir faire technique, mais en plus l’écriture paraît précise, entièrement dévouée à une histoire concise sans donner le sentiment de chercher à être autre chose qu’un court-métrage, un vrai. La chute est d’ailleurs secondaire à l’histoire que les films racontent, ils ne cherchent pas à faire le malin, ils cherchent juste à raconter une histoire sans se soucier qu’elle fasse 5, 10 minutes ou 2 heures. J’y trouve une certaine noblesse là où dans mes deux mauvais élèves j’y vois une certaine vulgarité (reconnaissons tout de même que l’animation permet de transporter plus facilement dans des univers exotiques que les films en prise de vue réelle). Minimum Overdrive est d’ailleurs totalement à rapprocher de cette mouvance. Le film est plus qu’une démonstration technique. Il y a d’ailleurs quelque chose de cartoonesque dans le film, genre Road-runner. Mais Minimum raconte une histoire, a une progression dramatique et une variété que certains courts bien plus friqués ne peuvent même pas approcher.


    Deux mauvais élèves :

    J'attendrais le suivant, nommé à l'Oscar 2003 du meilleur court-métrage. Oui oui, l’Oscar comme aux stazunis.


    Anaconda avec Alexandre Astier



    Trois bons élèves :

    Minimum Overdrive de Liam Engle, nommé dans mon cœur




    Overtime - court produit à Supinfocom, l’un de mes courts préférés...


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  4. N-Gage : Get Out and Play


    Je savais meme pas que la N-Gage existait encore – cette console portable de Nokia couplée avec un téléphone et limite mort-née – mais apparemment y’en a qui y croient encore. Et ces doux illuminés ont demandés aux suédois de Farfar et de Hobby Film de leur tartiner des krisprols et accessoirement de leur trouver une bonne idée de pub. Ce qu’ils ont réussi puisqu’ils se sont ramenés avec le concept de refaire le Serpent grandeur nature (vous savez ce jeu pourri et addictif qu’on retrouvait sur les vieux Nokia où on dirigeait un serpent qui grandissait à chaque fois qu’il mangeait un truc et il fallait éviter de se manger la queue). Bref, ils ont réalisé le truc en image par image et c’est fort sympa. Vous pouvez aussi voir un court making-of en cliquant-droit-sauvegarde-cible sur ce lien.


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  5. 10 années pour sauver le monde


    MTV monte au créneau pour sensibiliser le jeune au réchauffement climatique. Et plutôt que d’agresser le jeune avec des armes de guerre, il cherche à le toucher avec cette jolie séquence. Reste à savoir si ça reste efficace (et même reste à savoir si on peut faire quoi que ce soit contre le réchauffement climatique, ah bah on va rigoler dans les années à venir).



    Sinon, tant qu’à rester dans les petits oiseaux cuicui et les petites fleurs pousse-pousse, annonçons aussi le teaser de Desktopography 2008. Pour ceux qui ne connaissent pas, Deskotography est une collection de fonds d’écrans créés par des designers du monde entier autour du thème de la nature. Contrairement au papier peint chute d’eau des années 80, c’est toujours de bon goût. La cuvée 2008 a mis du temps à arriver, mais voici quelques images à venir.

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  6. Bigger is not always better


    Après mûres réflexions, j’avais envie de revenir sur le nouveau clip de Madonna réalisé par les petits frenchies Jonas & François.

    Voyez-vous, on a couronné ce duo de réalisateurs nouveaux rois du clip après leur immense clip pour Justice : D.A.N.C.E, qui est mon clip préféré de 2007 et probablement l’un clips les plus forts de la (courte) histoire de la vidéo musicale en raison d’un concept simplissime mais exécuté avec brio et cohérence tout le long du clip.
    D.A.N.C.E révèle surtout une profonde implication des réalisateurs (et de leur directeur artistique : So-Me) en offrant un vrai point de vue, original et fort, sur une idée simple et limpide. Tout d’abord, ils cadrent leur sujet, les deux membres de Justice, de façon non conventionnelle tout le long de la vidéo. Du haut du cou aux genoux et à peu de chose près, rien ne viendra perturber ce cadrage. Puis ceux-ci sont laissés en noir & blanc et profondément assombris afin de servir de contrepoint aux graphismes et logos colorés de leurs t-shirts. Ils deviennent des portemanteaux du véritable intérêt du clip et du concept : l’animation des t-shirts.
    La qualité de la réalisation viendra ensuite via les interactions sans cesse renouvelées entre les corps coupés, les t-shirts, la musique et les actions.
    Simplicité du concept, aucune fioriture, cette vidéo tient totalement debout pour un budget que j’imagine ne pas dépasser les 30000 euros. Voire peut-être moins. Tournage en HD, utilisation de logiciels aussi communs que Illustrator et After Effects, on a besoin de rien de plus. N’importe quelle personne un peu calée dans ces domaines pourrait refaire le clip chez lui pour rien du tout. Une part de sa beauté vient précisément de cette légèreté technique et du fait qu’on avait jamais vu ça avant.



    Flash forward un an après. Les deux réalisateurs sont embauchés par Madonna pour réaliser le premier clip de son nouvel album, 4 Minutes en duo avec Justin Timberlake et produit par Timbaland. Se faire embaucher par Madonna, c’est toujours un signe de reconnaissance. Mais c’est aussi le signe d’un début de galère. Chris Cunningham (qui a réalisé le clip de Frozen) et Mark Romanek (Rain et Bedtime Story) se sont tout deux fait l’écho à mots couverts ou francs de la difficulté de travailler avec une control freak comme la Madone. Sûre d’elle, maniaque de son image, il n’en faudrait pas plus pour broyer un ou deux jeunes réalisateurs peu expérimentés avec les petits jeux de pouvoirs des gros artistes égocentrés vendeurs de disque qui dirigent leur carrière comme une multinationale. Même si de l’aveu de Jonas & François la collaboration s’est très bien passée, on ne peut s’empêcher de penser en voyant le clip qu’ils ont probablement été un peu dépassés par les événements (cf leur passage au Grand Journal où ils parlaient de la façon dont Madonna les conseillait sur ses meilleurs profils et où Timberlake avait le sentiment d’être devenu un figurant).
    Le clip, coûtant cette fois plusieurs millions d’euros, est très sympathique, ne nous méprenons pas là-dessus. Mais où est cette patte qui avait marqué D.A.N.C.E ? Le principal défaut vient d’un manque net d’un concept fort qui parcourrait le clip. Au lieu de ça on a plusieurs idées visuelles qui semblent être saupoudrées aléatoirement, des effets un peu gratuits (ah je peux dire ça moi à qui on m’a souvent dit que mes effets faisaient gratuits). On a cette matière noire à facette qui envahit l’univers et qui avale la réalité, écorchant objets et humains qu’elle phagocyte. Justin et Madonna fuient la menace en passant dans les maisons, sautant entre les voitures, parcourant les rayons d’un supermarché. Le problème c’est que le clip semble oublier en chemin ce sentiment d’urgence (qui, même lorsqu’il est utilisé, n’est ni vraiment bien montré ni très évident) d’un monde en décomposition pour privilégier les effets purement visuels et les talents d’entertainer de Madonna et Timberlake. Le clip se détourne même pendant un bon tiers de la chanson pour montrer exclusivement des plans du duo dansant devant un grand compte à rebours lumineux (souvent signe qu’un certain nombres de plans de « l’histoire » ne fonctionnaient pas et que l’on remplace par des plans de sécurité). La notion d’urgence et même d’inéluctabilité revient à la fin où les Madonna et Timberlake sont rattrapés par la matière noire et commencent eux-mêmes à être digérés (enfin vous noterez que Madonna est à peine bouffée par la chose). Au final, on se dit la bonne idée de départ a été phagocytée par l’énorme entité qu’est devenue Madonna (quoique, ça rendrait donnerait presque une grille de lecture intéressante du clip si on inverse les rôles). Dommage car l’idée était loin d’être inintéressante, seulement la machine commerciale l’a digérée.

    Reconnaissons aussi qu’un concept aussi simplement génial, ça n’arrive pas tout les jours dans la carrière d’un réalisateur de clip.




    Pour mémoire, les deux clips :




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  7. Misfits of Science – « Can’t Leave You Alone »


    Second clip des Misfits après Mama I’m a Misfit. On l’a tourné en même temps, soit en août 2007 et la production a été pour le moins longue et difficile. Principalement en raison d’une absence quasi-totale de budget, reléguant souvent la production à passer après des travaux plus friqués mais moins fun. Sur celui-là, je ne suis pas réalisateur et je n’aurais même pas dû bosser sur ce clip qui à la base devait sortir quelques semaines après Mama et deux équipes devaient bosser indépendamment sur les deux projets.
    Et donc forcément, tout ne se passe pas toujours comme prévu et le projet à pris énormément de retard, le premier montage ne convainquait pas, on a donc décidé de me faire intervenir, tel le Sauveur, pour reprendre le montage et ça c’est la classe et bosser ensuite sur certaines séquences (la comme ça, j’ai bossé sur les magazines, l’intérieur du cinéma, l’hôpital, les deux scènes avec le grand immeuble avec cette transition dont je suis pas peu fier, oui oui, et puis quelques passages ici et là). Bref, la production s’est prolongée sur six bons mois et nous y voilà enfin. Les Misfits of Science avec Can’t Leave You Alone.



    Tip pour les motionmaker de Dailymotion. Même si votre vidéo n’est pas en HD, n’hésitez pas à uploader une version que vous aurez gonflée en HD (à condition que la qualité originale soit irréprochable, c'est-à-dire soit du graphisme After Effects, soit de la DV de très très bonne qualité), l’encodage HD de Daily est tout de même de meilleure qualité que l’encodage normal. Car des trois premières vidéos que j’ai uploadé en HD, seule la vidéo suédée était nativement en HD.

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  8. Kwoon – « I Lived on the Moon »


    J’imagine que la majorité de mes lecteurs connait déjà ce clip magnifique réalisé par Yannick Puig qui a presque un an. Rien de nouveau donc, mais certains ne connaissent peut-être pas et comme ça au moins j’en ai parlé. Un magnifique petit court/clip en 3D retraçant l’histoire d’un enfant dont le père a été tué par des créatures maléfiques vivant sur la Lune. J’aimerais ne pas à avoir à utiliser le poétique et ses dérivés. Mais voyez l’idée quoi.




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  9. Raymond


    Gâce à Dailymotion, je découvre ce petit court métrage complètement barré qui a presque deux ans (voir carrément deux ans). C’est réalisé par Bif, jeune réal français qui bosse pour The Mill apparemment. J’avais déjà repéré Dynamo qui était passé au festival Némo je crois (mais j’en suis pas certain) mais celui-ci est carrément au-dessus.




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  10. Des montagnes russes classiques pour l’orchestre de chambre de Zurich


    Trouvé chez Makecurves, ce petit film pour l’orchestre de chambre de Zurich est une merveille de simplicité et de logique. Une partition se transformant en montagne russe. Que dire de plus ? Personnellement rien. Un des films les plus marquants depuis le début de l’année.



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  11. Soirée mousse chez Sony !


    Fallon s’y recolle pour Sony après les lapins de New-York, les balles de San Francisco et la peinture de Glasgow, on a le droit à la mousse à Miami. Cette fois-ci ce n’est pas pour Sony Bravia, mais pour leurs appareils photo et caméras numériques. Les images sont amusantes mais on est loin du spectaculaire des 3 précédentes pubs.



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  12. De la (non-)joie de travailler dans la pub


    Ce billet, c’est du blabla, du montrage de création et du « comment que j’ai fait », le tout en même temps.

    En clair, j’ai connu il y a quelques semaines une expérience assez pénible pour la réalisation d’une pub. Pour remettre les choses dans le contexte, j’avais bossé sur une pub en stop-motion avec des petits personnages fabriqués à partir de calculatrices, de gommes et autres fournitures de bureau. Comme la pub a connu un certain succès, le client a voulu remettre le couvert mais en réduisant drastiquement le budget et les délais, rendant impossible la réalisation d’une autre pub en stop-motion (y’avait eu 2 jours de construction d’un décor de chambre d’enfant surélevé, plus 3 jours de tournage, plus 1 semaine de post-production environ). Du coup on a décidé d’opter pour la solution After Effects avec un shooting rapide d’une demi journée des personnages devant un fond vert sous tous les angles et d’animer le tout sous After Effects dans un univers 3D. L’idée étant de rentrer dans une maison et de tomber sur les 3 petits personnages faisant la fête, avec cotillon, boule à facettes, ballons, etc…

    L’agence nous avait envoyé toutes ces références montrant principalement des discothèques. On est donc parti dans cette direction, j’avais même créé sous photoshop un dancefloor assez complexe que je pouvais animer comme je le voulais. Une vraie fantaisie colorée, croyez moi. Premier problème : malgré les références, l’agence voyait plutôt une ambiance fête à la maison. J’ai dû donc virer toutes mes jolies animations, changer les couleurs… Un boulot qui a duré une bonne dizaine de jour (dont 2 fériés passés à travailler) avec moi dirigeant une graphiste qui a fait des merveilles en animant les personnages.

    Jusqu’au jour où l’on apprend que la pub est abandonnée : motif officiel : la chef du département marketing du client (une chaîne de distribution australo-néo-zélandaise) n’était pas au courant de cette pub, elle n’avait rien demandé de tel et refusait donc d’en approuver la diffusion. Alors que l’agence était très contente de la pub (NB pour ceux qui ne sont pas habitués, la production d’une pub englobe en général 3 acteurs : le client qui allonge les ronds et pour qui est destinée la pub, l’agence qui est engagée par le client et qui fournit le brief créatif et enfin la boite de prod – nous – qui est engagée par l’agence et qui va s’occuper de réaliser la pub).

    Une seconde version pub devait être diffusée 10 jours plus tard. On nous a dit qu’en attendant de savoir ce qu’ils allaient faire, il valait mieux continuer à travailler dessus. La différence provenant des Price & Products. Et là je vous le dit solennellement : il n’y rien de pire que les Price & Products. C’est la lie de la publicité, pire que toutes les pires merdes qu’on pourrait vous montrer, pire que la pire des pubs LeChat Machine que c’est sans phosphates. En gros, c’est l’image d’un produit et un prix à disposer sur l’écran pendant que la voix-off décrit le produit. C’est idiot, c’est con et c’est surtout hyper rigide, rien de créatif là-dedans. Grosso modo, c’est une insulte pour ceux qui travaillent dessus et une insulte pour ceux qui regardent la pub, mais c’est pas cher et efficace, donc tout bénef pour le client.

    Quelques jours avant la diffusion, on nous dit d’abandonner TOUTE la séquence avec les personnages qui dansent pour remplacer ça par des images de ballons sur lesquels on aurait collé des logos de marques. Sur fond blanc. Le truc moche au possible, le reniement du peu de choses créatives que la publicité peu apporter parfois, la dure réalité de ce qu’EST le backroom de la pub. Et d’enchaîner ça avec les Price & Products. L’horreur.

    Donc au final, la pub qui est présentée ici est une pub abandonnée, orpheline. Mais au moins, elle me plait à moi, c’est déjà ça. La vidéo présente aussi, très (trop peut-être) rapidement les différents éléments qu’on a utilisés pour créer la pub. Notez surtout la création du dancefloor ainsi que la création des lumières projetées de la boule à facette en fin de vidéo. J’en suis pas peu fier.

    Tout d’abord quelques images de la version « disco » et « non-disco » (rien à voir avec le film de ce tâcheron de Oteniente). Vous noterez que pour l’une des images de la version disco, y’a mini problème, comme j’ai fait 3 rendus différents (un rendu du décor, un rendu des personnages et un rendu des lumières de la boule à facette) et que j’ai combiné ensuite le tout, les ballons se sont retrouvés devant des éléments alors qu’ils auraient dû être derrière.








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  13. Joyeux anniversaire !



    Et voilà, mon blog a un an aujourd’hui. Le 14 avril 2007 je postais 5 articles d’un coup ! Un article de présentation, deux sur ma bande démo, un sur le forum post-prod et un dernier sur un clip avec des plantes cheloues. 256 messages plus tard, nous revoici un autre 14 avril.
    Pour l’occasion vous aurez noté que depuis une dizaine de jours j’ai un peu amélioré le look du blog, plus chamarré, avec des images plus mieux.
    Sinon, on va repartir sur les quelques statistiques de mon blog (pourquoi à chaque fois que je veux fêter un cornerstone de mon blog, tout ce à quoi je pense, c’est ressortir les statistiques ? L’année prochaine faudra que je trouve autre chose). Bon déjà je parlerai pas des requêtes à la con à base de nudité de gens célèbres, car plus j’en parle et plus les moteurs de recherche m’indexent dans ces catégories et c’est la super-lose.
    Bref en un an, j’ai eu presque 10000 visites, 15000 pages vues, un peu plus de moitié de mes visiteurs viennent d’un moteur de recherche, un tiers d’entre eux viennent de sites référents. Des liens, principalement depuis les signatures de messages des forums que je fréquente, de blogger.com, parfois des sites de gens dont je parle et donne les liens (et eux voyant dans leurs statistiques mon site en référent), d’autres blogs parlant de design, de netvibes pour ceux qui s’abonneraient à mon flux RSS, etc…
    Sinon pour les moteurs de recherche, j’ai eu le droit à 2888 mots clés différents, certains vraiment stupides, d’autres qui font plaisir. Depuis le 18 janvier 2008, date de mes 200 messages et précédent retour sur mes stats à la con, j’ai eu 300 visites partagées entre 2 pseudo-célébrités dévêtues. Et des gens de petite taille (ça m’apprendra à me moquer des handicaps des autres). Mais sinon VideoCopilot occupe toujours le haut du pavé, le poids de Bono semble préoccuper les gens au plus haut point, c’est terrible.

    Bref, bon anniversaire à mon blog, que la vie lui soit longue et prospère.

    EDIT: Bien sûr j'avais oublié de remercier ma how'dy part'ner Julie pour l'aide apportée lors de la petite refonte graphique du blog.

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  14. Robo de Chris Delaporte + Wizz

    Via le blog de mon pote Mattrunks, le petit jeune dont j’avais montré la bande démo il y a quelques temps et qui depuis (grâce à mon blog, j’en suis sûr !) cartonne dans les studios parisiens avant de reprendre ses études, j’ai découvert ce très court mêlant prise de vues et 3D réalisé par Chris Delaporte. Pour ceux qui ne le savent pas Chris Delaporte est le réalisateur malchanceux de Kaena, le premier long métrage en CGI français qui a connu des années de production galère, un budget ridicule et un four monumental à sa sortie. Bon le film était très très mauvais et je m’étais même fait allumer comme un malade sur les forums d’Allociné parceque j’avais osé dire que c’était mauvais (en argumentant, et comme d’habitude mes contradicteurs ont préféré m’allumer moi plutôt que mon argumentation). Mais on pouvait saluer l’initiative. Depuis le réalisateur est retourné dans la pub, il me semble. Bref, il vient de signer chez Wizz, Robo, un petit court so-cute-mawwrionne qui raconte l’histoire d’un petit robot-lapin qui nettoie les étranges et colorées formes qui pullulent sous le bureau de sa propriétaire. Ca a surtout un intérêt formel (à moins que le robot soit une métaphore de l’esclavage dans nos sociétés modernes) mais comme vous le savez déjà, moi le fond, j’m’en bats le coquillard avec un steak. Mais c’est vraiment très joli.



    Et tant qu’on y est, on va montrer la bande démo motion de Wizz, bourrée de trucs fort sympathiques, voire carrément plus. Mais vous pouvez aller sur leur site, y’a plein d’autres trucs sympas.



    UPDATE1: pinaise, y'a une couille, j'arrive pas à mettre la vidéo quicktime dans mon corps de message, j'abandonne pour le moment, j'essaierai de m'y remettre plus tard.

    UPDATE 2&3: bon il a fallut que je rapatrie les vidéos chez moi... Saleté... Du coup j'en profite pour mettre la pub la plus cruelle du monde pour Sci-fi Channel. L'histoire d'un petit alien abandonné sur Terre et rejeté par les pensionnaires de son orphelinat. Très bonne pub, mais je me demande si c'est pas un peu trop dur pour être efficace. Et la musique provient de Lady in the Water pour ceux qui se demanderaient.
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  15. Filaments 3D sous After Effects


    Ceux qui suivent les tutoriaux de Andrew Kramer se souviennent certainement du tutorial nommé « Growing 3D Vines » qui expliquait comment il avait réalisé sous 3ds max sa bande promo pour son plug-in Twitch (sympathique plug-in pour After Effects d’ailleurs). Bref, la raison pour laquelle il avait réalisé ce tutorial sous 3ds, c’était parcequ’il avait décrété qu’on ne pouvait pas faire la même chose sous After Effects. Notre ami Maltaanon, designer polonais pas mal doué aussi, vient de le faire mentir en publiant un tutorial permettant de faire le même effet sous AE à l’aide de l’inévitable Particular de Trapcode.

    Evidemment et Maltaanon le dit lui-même, c’est plus simple de faire cet effet sous un logiciel 3D, d’autant plus que vous aurez accès à plus de possibilités, mais il est toujours intéressant de ne pas sous-estimer After Effects.

    La version 3ds


    La version After Effects


    Tutorial original de Andrew Kramer sur VideoCopilot.net

    Tutorial de Maltaanon

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  16. Le CryEngine 2 déchire tout


    Ce que vous allez voir a été tiré d’un moteur de jeu vidéo. Le rendu est à priori en temps réel. Et ça décoiffe. Il s’agit d’une démonstration du moteur 3D développé par les auteurs de Far Cry 1 et Crysis. D’après le site Canard PC, c’est du full Direct X 10, et les effets et la physique sont encore améliorés. Bref, on se rapproche d’un rendu photoréaliste à tel point qu’ils sont allés pour les besoin de la démo jusqu’à reprendre plan par plan la pub Sony Bravia avec les balles qui dévalent les rues de San Francisco.
    Moi je dis, vous allez prendre très cher, surtout si vous regarder la version Hi-res de la vidéo sur ce lien.





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  • Madonna feat Justin Timberlake : « 4 Minutes »


    Attrape-le si tu peux, il est pas dit que ça reste en ligne bien longtemps, la chasse aux vidéos postées par des non-officiels fait rage. Bref, voici le clip de 4 Minutes, premier single tiré de Hard Candy, le nouvel album de Madonna. C’est réalisé par Jonas & François, ceux qui ont tout niqué avec le D.A.N.C.E de Justice. Le clip (et la chanson) sont sympas même si on est un peu dans le foutraque SFX avec un peu de tout pour du n’importe quoi. Et comme j’adore Timbaland producteur, ici, on est servi. L’album est prévu pour le 24 avril.





    EDIT: ayé, j'ai retrouvé le clip sur le net. Espérons que la saison de la chasse au clip soit terminée.

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  • End War


    Nouvel avatar de la franchise Tom Clancy, End War est un produit stratégie/action sur fond de tension géopolitique dramatique. Manque de bol, la sortie PC semblerait avoir été annulée, mais sortira vers la fin de l’année sur PS3 et Xbox 360.



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  • Pour une Charte du comportement du réalisateur (et du critique aussi) sur Internet.


    Et voilà, je me suis prit à nouveau la tête avec un autre réalisateur sur net. Ca doit un peu venir de moi, faut l’avouer. Bon le présent échange a été plus court que d’autres joutes verbales plus longues et plus virulentes. Ca c’est pour l’instant résumé à un aller-retour de messages privés sur le forum post-prod. J’avoue être assez direct lorsque je donne mes avis et les teinter parfois d’une légère provocation, mais je pense rester franc et honnête. J’ai, jusque dans ces pages, loué le talent de nombres de jeunes réalisateurs/designers amateurs. Et parfois, il m’arrive d’être un peu dur aussi.
    Cette fois-ci c’était pour un clip de hardcore-metal et au-delà de la nullité absolue de la chanson (mais allez, sortons le fabuleux :chacun ses goûts), j’avais trouvé le clip sans imagination, entrecoupé d’extraits de Homo Finalis, un précédent court du réalisateur, mais sans qu’il y ait un quelconque lien entre le groupe et le court. Juste qu’apparemment les musiciens avaient aimé le film et ont voulu en reprendre des images façon clip de chanson de film. Donc une série de choix plutôt sans intérêt et les plans tournés avec le groupe se limitaient les voir beugler leur chanson la nuit dans la forêt, chose que j’ai déjà vue au moins deux mille fois. Au bas mot. Bref, je manifestais mon étonnement de voir le réalisateur de Homo Finalis, film certes imparfait, mais extrêmement réussi au niveau de l’univers et de l’esthétique, avec des partis pris plutôt audacieux, se contenter d’une œuvre aucunement inventive. Avec mes mots à moi quoi. Et notre ami de me répondre qu’il « aimerait voir si ma façon de réaliser était aussi impardonnable que la sienne ». Impardonnable, sous entendu par rapport à ce que j’avais vu de lui avant, mais je crains que ça a échappé à notre ami.

    Et cette petite histoire m’a faite un peu cogiter. Combien avons-nous vu de réalisateurs prendre la mouche sur le net lorsque leur dernière production se fait éreinter ? Moi je ne les compte plus. Ces gens apparemment incapables de se dissocier de leur œuvre, arguant leur amour inconditionnel et fusionnel avec le cinéma. Et vous savez ce que ça donne ? Des gens susceptibles, certains que le contradicteur est :
    A/ un aigri
    B/ un réalisateur jaloux du talent de celui qu’il critique
    C/ un mec super jaloux de pas pouvoir vivre son rêve à lui
    D/ Obi Wan Kenobi (qui rappelons-le aurait préféré être sculpteur sur bois plutôt que Jedi)

    Enfin bref, il s’agit en général tout un tas de considérations afin de donner à son contradicteur des intentions et des sentiments sans avoir le début d’une preuve. Quelque chose pour le rabaisser et du coup retirer la crédibilité de son jugement.

    C’est pourquoi il est temps de créer une charte de bonne conduite des réalisateurs face aux critiques sur le net.
    Cette charte devrait stipuler qu’il est interdit de s’énerver lorsque le film se fait critiquer dans son entièreté ou uniquement en partie.
    Il devrait également être interdit de sortir l’argument du « cinéma, c’est toute ma vie, si tu critique mon film, c’est comme si tu me critiquais moi et donc je vais te marraver ta race connard »
    Sont aussi interdits tout un tas d’arguments visant à s’en prendre personnellement au contradicteur : « t’es jaloux », « t’es frustré » ou le grand classique : « t’es pas capable d’en faire autant »
    Est aussi interdit l’argument du : « oui mais on en a chié des ronds de chapeau pour le faire ce film » parce que personnellement on s’en fout, si le résultat final est pourri, fallait pas le montrer même si c’est frustrant.
    La charte serait éventuellement à compléter, ce n’est évidemment qu’une ébauche.

    Evidemment, il faut pour cela que le critique soit évidemment objectif et argumente son avis, mais sur les forums internet, je trouve que c’est plutôt le cas, mais ça n’empêche pas les débordements de part et d’autre.

    Pour faire un petit aparté, dans l’autre sens, notamment sur Dailymotion, je suis pour la destruction pure et simple des commentaires sibyllins à base de « merd », « nul », « pouri » qui me font penser que si on a que ça a dire, il vaut mieux fermer sa gueule.

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  • Le (faux) retour des Lapins chez Sony Bravia


    Internet est le lieu de tous les espoirs, et plus particulièrement celui de devenir célèbre. C’est le rêve qu’a fait le jeune réalisateur Kobayashi en reprendant le principe de la pub Sony Bravia à New York. Cette fois il a transposé les lapinous à Londres et les a animé en 3D pour les intégrer aux rushes HD. Si on peut saluer la performance, reconnaissons qu’au niveau du compositing et notamment de la lumière, il y aurait des choses à revoir.




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  • Björk – « Wanderlust »


    C’est devenu une sorte de tradition. A chaque nouvelle vidéo de Björk, faut que j’en parle. Celle-ci a été réalisée par Encyclopedia Pictura et était très attendue. Le look général n’est pas sans me faire penser au clip de Jòga réalisé par Gondry il y a un peu plus de dix ans.





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