1. Onesize la nouvelle bande démo


    Pendant un rendu bien pénible, je me permet d’écrire cette petite brève qui ne demande pas une mobilisation particulière des ressources de mon fidèle ordinateur.
    Le studio originaire Hollandais Onzsize vient de faire péter son nouveau portfolio et comme d’habitude, ça secoue le landernau du design, on se demande bien pourquoi. Ou pas en fait.



    Et comme d’hab, pour faire bonne mesure, voici la démo 2006 du studio. Il est en tout cas amusant de voir à quel point les showreels des grands studios graphiques sont désormais attendues et accueillies comme des événements à part entière.



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  2. Peter Jackson, la HD, le film et ta reum


    Voilà ce week-end, je suis allé faire un tour à Wellington avec nos potes fransozich. Y’a toujours un clip à finir pour Zoomslide, mais c’est pas grave, ce voyage était prévu depuis longtemps, on allait pas annuler. Merde.
    Bref, en refaisant le tour Seigneur des anneaux qui permet de visiter les endroits où a été tourné la trilogie autour de Wellington, notre guide (c’est pas que j’avais grand-chose à apprendre, mais se retrouver sur les lieux de tournage, c’est toujours sympa) m’a parlé d’un court métrage tourné par Jackson. Un truc de 15 minutes se passant pendant la première guerre mondiale. L’intérêt du truc, c’est que c’est un showcase pour une nouvelle caméra HD. Non pas de chez Sony, Panasonic ou Panavision. Non. De chez Red, des gens à priori pas connus. Une caméra qui filme en 4K (4520*2540), directement sur disque dur en progressif pour une somme relativement modique de 17500 dollars, nue. Le reste des données techniques sont un peu floues quant à la compression éventuelle et ensuite les solutions de montage (accrochez vous pour que votre ordinateur vous permette de monter de tels rushes en temps réel) et s’adresse pour l’instant aux professionnels.
    La qualité annoncée est à peu près celle du film. Le service marketing de Red fait bien son boulot, mais faut reconnaître que les exemples fournis sur le site donnent grave envie. La caméra est moche, fait mastoc, mais a l’air sacrément bien conçue.
    Et tout cela me fait penser à la mort de la pellicule. Les appareils photo numériques ont tués assez rapidement les appareils argentiques. Et malgré la progression constante des films tournés en numériques, j’étais pas encore convaincu. Miami Vice par exemple fait souvent moche et numérique à l’écran, quand Zodiac parvient à imiter le film à la quasi perfection sous toutes les conditions de lumière.
    Outre les évidents problèmes liés à la fiabilité des modes de stockage, la vidéo numérique n’a presque que des avantages sur le film. Pas de magasin de pellicule à recharger trop régulièrement, la possibilité d’exploiter directement les rushes en post-prod. Plus de frais de développement puis de scan de la pellicule. Le coût brut d’une minute de film ou d’une minute de HD est indéniablement en faveur du dernier. Bref, outre une qualité sur grand écran qui laissait encore toutes ses chances au film, rien ne justifie que l’on continue sur la voie de cette technologie rendue obsolète par l’avènement de l’ère de la donnée informatique. Ce qui est amusant cela dit, c’est que l’on va passer des années et des années (et tous les petits réalisateurs à la maison le savent) à tenter à imiter le film. C’est virtuellement impossible. Ce qui fait le « charme » de la pellicule, c’est justement son aspect imparfait, les aléas des différents procédés chimiques qui confèrent à chaque image son caractère unique. Depuis l’impression de la lumière imprimant la pellicule à travers les lentilles de la caméra jusqu’au bains chimiques développant, le caractère d’une image sera révélé. Chercher à imiter ça en vidéo qui ne connaît pas autant d’étapes incertaines (grosso modo, dès que la lumière à touché le CCD de la caméra, elle est directement transformée en une image exploitable) me paraît hasardeux et pourtant indispensable. Le mini paradoxe est amusant : on ne veut plus de la pellicule et pourtant il faut absolument l’imiter, la reproduire.
    Quoi qu’il en soit, tout comme les cartes mémoires ont remplacées les négatifs, on imagine mal, malgré les inévitables et exécrables puristes, le cinéma échapper à la révolution du numérique. Le marché est encore un tout petit peu trop balbutiant, attendons de voir comment se comporte cette caméra RED sur grand écran avant de crier au génie et y voir l’établissement d’un nouveau standard. Quoi qu’il en soit, c’est prometteur.




    Pour un extrait un poil plus long et intéressant du court de Jackson (attention c'est gros)
    http://www.appliedvisual.com/redclips/Crossing1k.mov



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  3. Et une image du clip des Misfits of Science

    Je l’aime bien celle là. L’idée étant de rappeler des éléments du western dans cette séquence. J’ai peur que l’idée des armes n’effraient nos amis des Misfits qui veulent s’éloigner autant que possible de l’imagerie Hip Hop clichée (donc pas de graf, rien de tout ça). Mais ici, la scène est censée se passer à LA, je voulais jouer avec l’idée du cinéma et l’affiche western m’est venue naturellement. Quoi qu’il en soit, je trouve que l’image ferait une bonne pochette de disque.

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  4. Pas le temps

    Voilà, pas le temps, vraiment pas le temps. Je bosse environ 11 heures par jour à Zoomslide (arrivé à 7h45 tous les matins, parti vers 19h le soir) et je consacre ce qui me reste de vie éveillée à bosser sur la nouvelle version de Sobe. Le clip des Misfits a une deadline de malade et en plus, ils sont jamais contents et veulent transformer le clip en vieille daubasse graphique (faudra que je fasse un article sur l’art et la manière de garder son client heureux tout en conservant un certaine intégrité artistique : pas facile). Pour finir, des amis viennent nous voir aujourd’hui et je veux avoir du temps à leur consacrer.
    Tout ça pour dire que j’ai peu de temps pour le blog, que mes nombreux fans ne s’inquiètent pas, je reviendrai bientôt. En attendant, une image HD down convertie en 720p

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  5. 2 pictures for the new improved Sobe

    Et voilà ! Enfin après une première version un peu inachevée on va dire, une première tentative de tournage en HD qui s’était soldée par un échec au niveau du disque dur externe (qui avait lâchement décidé de nous abandonner), puis un tournage à nouveau reporté en raison d’un mauvais rhume qui nous avait cloué au lit, nous y revoilà !
    Tourné avec OnLocation comme pour le clip des Misfits of Science, le tournage s’est déroulé comme un charme en 2 heures et demi c’était bouclé. J’étais bien plus détendu. Tout à été tourné en 1080p à l’exception d’un truc tourné en 720p, mais si je voulais garder le mode progressif à 50images par seconde pour pouvoir faire un vrai ralenti, je devais passer en 720p (ma caméra, la HVX-200 ne filmera en 50i en 1080). Bref, je referais un master complet en 720p avec de nouveaux motion graphics. Mais ça sera pour plus tard.
    En attendant, voici 2 captures faites au même moment avec la Panasonic en 1080p et ma vieille Sony en DV (soit en 576i, j’ai gardé l’entrelacement). Je ne veux évidemment pas dire du mal de ma vieille TRV-900 qui m’a servi à filmer tous les films que j’ai faits. Je l’aime profondément, mais la technique évolue et faut reconnaître que l’entrelacé, moi je peux plus. Et puis la puissance HD, c’est quand même quelque chose. L’angle de prise de vue est à peu près le même, vous noterez aussi que ma caméra est limitée au niveau de l’angle de prise de vue lorsque la Panasonic cartonne presque deux fois plus large. Bon le prix n’est pas le même. A l’époque je l’avais payé 15000 francs, ce qui n’est pas donné (environ 2000 euros, une caméra à peu près équivalente, c’est à dire semi pro vaudrait environ 1500 euros aujourd’hui et ce serait du HDV). La Pana coûte 6000 euros je crois et si vous voulez profiter de la HD, il vous faudra débourser entre 1000 et 2000 euros supplémentaire pour un disque dur FireStore de 100Go (mais fragile apparemment) ou une carte P2 de 16Go. Ou alors devoir vous traîner un ordinateur portable à la patte. Ce qui n’est pas très pratique selon les configurations de tournage (là ça allait).
    Merci à Blake et à Zoomslide, même s'ils ne me liront pas.


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  6. Coca Cola : Happiness Factory par Psyop


    Le studio Psyop avait déjà cartonné avec sa première version de l’usine à bonheur pour Coca. Paf, les voilà-t-y pas qu’ils y remettent un coup avec une version étendue de la bête, allant plus loin encore dans le délire. Et pour la peine je vous remets la version d’avant histoire un peu de faire bonne mesure. Avec son Making of en plus. Paf, ne reculons devant rien.

    Nouvelle pub


    Ancienne pub + making of


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  7. South : « You are One »


    Voilà voilà. Un petit clip tout con, mais marrant qui me rappelle lorsque je m’amusais sur mon PC avec Kai’s Power Goo, un logiciel qui permettait de se déformer la tronche. Ca avait eut son heure de gloire entre septembre et octobre cette année là. Mais ça marche toujours aussi bien.




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  8. Lego Indy


    Continuons notre périple jeux vidéo avec le jeu Lego Indiana Jones. Si vous avez déjà joué aux deux Lego Star Wars, vous serez heureux d’apprendre qu’un Lego Indiana Jones sortira en été 2008. Reprenant le même principe – une vision décalée des situations issues des films – on incarnera l’homme au fouet sautant de tableaux en tableaux à l’instar des 2 excellents Lego Star Wars (oui je le dis, parceque ces jeux ne sont pas hyper bien vus dans le monde des hardcore gamers alors que je les trouve excellents moi). Pour l’instant prévus sur les consoles Next Gen, il y a fort à parier que ça sorte également sur PC, PSP et DS. La bande annonce laisse présager un jeu tout aussi débile que les autres. Notez qu’un Lego Batman est également prévu.



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  9. World in Conflict : le trailer Magnum


    En ce moment je suis très jeux vidéos. C’est ce pour quoi je vous offre ce trailer façon Magnum de World in Conflict, un STR qui a l’air sympatoche, même si ça n’a jamais été mon genre de jeux (moi mon truc, c’est les jeux d’aventure, les jeux de rôle, les FPS et les simulations de vol quand c’était encore la mode). Bref, ce trailer est bien stupide et nous introduit avec les personnages du jeu.




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  10. Tabula Rasa : le trailer


    Si vous êtes un vieux briscard du jeu vidéo, vous connaissez certainement Richard Garriot, a.k.a. Lord British, créateur de la série des Ultima. Son dernier jeu, un MMO, Tabula Rasa vient de faire péter son trailer, quelque part entre la Guerre des mondes et Terminator le tout saupoudré d’une pincée de récit archétypal à base de bonne vieille prophétie des familles. Et faut reconnaître que malgré des références un poil trop évidentes, le trailer m’a carrément scotché !
    Les premières images in-game donnaient pas envie, mais ça au moins, ça motive.



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  11. Des lapins envahissent New York


    Histoire de faire la nique aux lapinophiles, je lâche le morceau : la troisième pub pour Sony Bravia dont je vous avais déjà montré les deux précédentes versions (les balles dévalant les rues de Frisco et l’immeuble explosé à la peinture multicolore) est en train de se tourner à New York avec des lapinous en pâte à modeler. Dès que c’est finit, je vous en parle. Pour l’instant le site web joue la carte du noir et blanc, mais il y a évidemment fort à parier que nos rétines se fassent encore fragmenter la gueule.

    Merci à Fubiz pour l’info.

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  12. Une mini séquence making of


    Hop, alors que la post-prod du clip pour les Misfits of Science bat son plein, j’ai du faire une petite pause pour confectionner deux minis séquences de SFX pour une pub néo-zélandaise. Voici donc une petite séquence montée exprès pour vous parceque je vous aime qui montre les étapes des effets spéciaux. Un avantage : la seconde partie montre à quel point, techniquement au moins, c’est pas compliqué de faire le clip de Justice : D.A.N.C.E. En clair, du tracking, un bon travail sur les modes de fusion permettant d’épouser les ombres et les lumières changeantes du vêtement, un peu de displacement map pour déformer un peu le motif selon les plis et le tour est joué, on y voit que du feu.
    Et si vous aimez la musique, c’est Frou Frou : Shh.



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  13. Times are a-Changin’


    En ce moment de disette motion graphique, j’ai envie de parler de moi, de mon rapport à mon art, à la vie, à la mort, croix de bois, croix de fer, tout ça.

    La plupart d’entre vous l’ignorent mais en ce moment j’écris un scénario avec une amie anglaise (la formidable Clare pour ne pas la nommer). Pas n’importe lequel, mais un scénario de long-métrage. Un truc qui sera forcément formidable, on a jamais vu ça et patati…

    Mais je ne suis pas là pour parler de ça, mais plutôt d’une conversation qui a suivi l’envoi d’un work in progress au non moins formidable Khoral. La discussion tournait autour de mes ambitions personnelles, de la tournure qu’avait prise ma carrière ces derniers temps, s’éloignant nettement de la fiction pour se recentrer sur le visuel, le graphisme et le fait qu’il me manquait une vraie fiction réussie dans mon portfolio. J’ai bien 2 ou 3 trucs que je considère comme intéressant, mais rien de véritablement abouti.

    A l’heure actuelle, je sais manier une caméra, composer un cadre, trouver des idées de mise en scène, découper une scène, visualiser et projeter un concept. Je sais monter, étalonner, truquer. Bref, j’ai un bagage artistico-technique que je considère comme conséquent, mais il me manque le principal : les mains dans le cambouis du narratif. Tout ça parceque je me suis plus ou moins délibérément éloigné de ce qui me branchait au départ : raconter des histoires. J’ai passé toute la fin de mon adolescence à écrire des dizaines de nouvelles, des trucs, des choses diverses et variées. A peu près toutes sont illisibles aujourd’hui, mais j’ai acquis je pense un bagage narratif honorable et j’ai le sentiment d’avoir un peu perdu tout ça de vue en me focalisant sur les clips, les pubs et autres essais esthétiques.

    C’est une bonne école, formatrice et tout, mais ce n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est l’art de Raconter.
    Or, voyez-vous, ce cher Khoral partage sa vie avec quelqu’un de formidable aussi (tout le monde est formidâââââble dans mon entourage qu’on se le dise) qui a une petite sœur (formichose évidemment). Cette petite sœur a un copain. Ce copain – qui est sans aucun doute formidable, mais je n’ai jamais eut l’insigne honneur de le rencontrer et n’oubliez pas que je n’habite plus en France depuis bientôt un an, comme le temps passe vite – est également réalisateur. Le hasard faisant drôlement les choses, il a participé au concours Sobe dont le tournage de la nouvelle version ne cesse d’être repoussé, ça devient rageant, mais certainement pour le mieux. Mais je m’égare. Bref, Khoral me parlait donc de ce jeune réalisateur, Simon Dronet, qui avait réalisé un petit film formidable, tout con, avec 2 bouts de ficelles (en l’occurrence du fil de pèche). Le concept est simple, mais la mise en scène, le montage, la voix-off, tout concorde afin de donner un petit bijou sans prétention, mais… abouti.



    Bref, il y a dans ce film un petit air de saint Graal du court métrage. Une idée simple mais solide, bien écrite et bien exécutée, comme un idéal. En aparté, vous pouvez toujours checker sur son site ou sa page Dailymotion, il y a aussi des fictions plus classiques qui sont formidables, comme les gens de mon entourage vous avez compris.

    Et j’en viens à ce qui m’a poussé à écrire ce texte. La quadruple frontière entre l’inspiration, l’hommage, la référence et le plagiat a cela de flou que vous ne savez plus vraiment d’où viennent vos idées. Bref, ce film a déclenché une petite idée de court. Oui oui, avec une histoire et tout. Un truc forcément formidable, je vous dit que ça. Mais là où c’est amusant, c’est que dans mon processus créatif, mon intense cogitation, je me sens obligé. Pire, investi par le besoin d’y ajouter des effets spéciaux, de chercher à intégrer After Effects dans la production. Chassez le naturel, il revient au galop. Comme si mon processus créatif ne pouvait être validé que sous certaines conditions esthétiques, comme si le fond dépendait d’une forme bien particulière.
    Amusant également que certaines techniques qui seront utilisées pour la production de ce court métrage, ont été expérimentées lors de la production de la première version de Sobe (entre autre le tracking). Ce qui fera l’objet d’une future causerie : comment les créations rebondissent les unes des autres, un peu comme tiré de la côte d’Adam. Tout un programme (formidââââble évidemment).

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  14. Harry Potter et le nouvel espoir


    Avant propos : ce message contiendra probablement des spoilers. Dans ce cas très précis, je préciserais d’où vient le spoiler (de quel livre) et j’utiliserai un sort inventé par ma très chère Tink Again, le Spoileramus qui cache les spoilers aux yeux de tous.

    Après avant propos, mais avant propos quand même : Ce message, c’est le centième de mon blog alors sortez violons et trompettes et faisons si vous le voulez bien, la fête jusqu’au bout de la nuit.

    Voilà, donc hier soir, j’ai achevé ma lecture du dernier Harry Potter. Et ça m’a fait quelque chose. Pourtant j’ai tout fait pour retarder ce moment. J’étais pas mal occupé par du boulot, mais lorsque je lisais les autres tomes, j’étais également occupé. Je crois que je voulais pas que ça se finisse, parceque comme Star Wars, comme Le Seigneur des anneaux, j’ai pas envie de quitter ces personnages, me dire qu’ils ne pénétreront plus mon imaginaire pour de nouvelles aventures. On peut relire les livres, revoir les films, mais c’est plus pareil, c’est de la redif.

    Je me souviens encore de ma première rencontre avec le p’tit sorcier balafré. Le premier film allait sortir en 2001 et je me suis dit que ce serait pas mal de lire les 4 livres déjà parus. Je vais à ma FNAC, j’achète les quatre d’un coup et en 4 semaines (1 semaine par livre, quelle que soit sa longueur, c’était assez marrant cette constance) j’avais dévoré la bête, j’étais conquis, bouffé un peu tardivement par le phénomène sorcier. Ensuite, en 2003 lorsque le cinquième tome est sorti, je me suis dit que ce serait pas mal de le lire en anglais, ne pas attendre la traduction. J’ai pas dû être le seul à faire ce calcul, auparavant la sortie d’éditions originales était totalement confidentielle, l’Ordre du Phénix est devenu le premier livre écrit dans une autre langue que le français à devenir prendre la première place des ventes. Lançant du même coup une autre phase personnelle avec Harry Potter : je ne lirais plus les livres en français. J’ai relu les 4 premiers en anglais, mais je n’ai jamais lu et ne lirais jamais les tomes 5, 6 et 7 français.

    En fait Harry Potter, c’est comme Star Wars. Et pas uniquement parceque ce sont deux récits archétypaux. Certes dans les deux cas, tu as un jeune héros, élevé dans un milieu dans lequel il ne s’épanouit pas, jusqu’à ce qu’arrive l’appel de l’aventure. Sous la forme de droïdes ou d’un demi-géant maladroit qui apprennent à nos héros qu’ils ont des pouvoirs. Puis il y a la rencontre avec le maître spirituel (SPOILER tome 6), les compagnons d’aventure jusqu’au combat avec l’Ennemi qui a bien souvent un lien intime avec le héros (SPOILER tome 7). Quoi qu’il en soit, si vous avez un peu suivi les polémiques qui entourent Harry Potter, vous savez que les autorités religieuses voient d’un très mauvais œil la glorification d’un art (la magie) associé à ce que l’Eglise a combattu pendant des siècles (le paganisme, les traditions liées à la nature, puisque le Dieu des chrétiens transcende la nature et toutes les choses). Si vous allez sur ma page Facebook, vous verrez que je suis agnostique et que donc cette polémique, je m’en bat un peu le steak, mais c’est toujours marrant. Quoi qu’il en soit : (SPOILER tome 7).

    Mais ce n’est pas tout. J.K. Rowling a bien des ressemblances avec George Lucas. Tout deux ont inventé un univers qui a rencontré un succès allant au-delà des rêves les plus fous. S’ils ont utilisé une recette similaire, ne croyez pas qu’il s’agisse là de la formule magique du succès. Les vraies raisons sont ailleurs. Et lorsque je lis les Harry Potter, c’est la nouvelle trilogie (appelée aussi prélogie par certains fans) qui me vient en tête. Vous savez, celle que tout le monde déteste. Sauf que moi je ne la déteste pas cette prélogie. Au contraire. Je l’aime autant que la trilogie dite classique. En soit c’est un crime de penser ça, mais je m’en fous, vous n’aurez pas ma liberté de penser. Bref. Si j’aime autant cette trilogie, elle n’en est pas moins handicapée de défauts. Avec mon pote Khoral, on en était arrivé à la même conclusion : les qualités de la nouvelle trilogie surpassent celles de l’ancienne (acteurs en général, rendu et exploitation de l’univers, intrigues politiques, richesse du visuel) mais ses défauts sont plus marquants aussi (Jake Lloyd à baffer, le personnage de Anakin plutôt foireux dans les 2 premiers films, la justification ratée du personnage de Jar Jar (qui me dérange pas en soit), la structure de l’intrigue un peu flottante parfois).
    Et ben chez J.K. Rowling, c’est un peu pareil. Elle a inventé un matériau en or massif, mais persiste à lui plomber le cul dès qu’elle le peut. Ses qualités sont immenses, elle a un talent certain à créer des personnages attachants, à inventer des intrigues tordues, à créer la tension, à décrire les émotions, elle parvient à parler à l’enfant qui est en chacun de nous, celui qui aimerait que la magie existe, qu’on puisse aller faire un tour à Hogwarths, que Harry serait notre pote. Et puis, elle va vous foirer des trucs cons : ce qui me gène le plus dans son univers, c’est son manque de crédibilité. Elle ne se gène pas pour se contredire (SPOILER tome 7), n’est pas très claire sur les règles de l’underage magic en dehors de l’école. Parfois Harry et ses amis peuvent faire un peu de magie chez eux et puis parfois non, selon que ça arrange J.K dans son intrigue. Le village de Hogsmeade et ses excursions n’est pas du tout évoqué avant le tome 3, alors que Harry et ses amis auraient dus se rendre compte que les étudiants de 3ième année et plus quittaient en masse Hogwarths pour aller se baffrer dans le village d’à côté. Plein de petits détails à la con qui viennent un peu gâcher le plaisir de la lecture, le sentiment que J.K. malgré tout ce qui a été dit, n’a pas aussi bien conçu son univers que ça, qu’à chaque fois qu’elle a cherché à étendre sa description de l’univers magique au-delà des murs de l’école, ça paraissait un peu bancal, un peu foireux. Alors il y a le fameux suspension of disbelief. Vous savez, ce procédé intellectuel qui vous fait accepter que personne ne reconnaisse Clark Kent en Superman alors que tout ce qu’il fait, c’est changer sa mèche de côté et ôter ses lunettes, qu’il faudrait être le dernier des abrutis pour pas s’en rendre compte. Ben chez J.K., c’est tout pareil. Vous devez accepter certaines choses, accepter que le monde est encore pas mal rempli de dragons et de géants et que malgré la colonisation grandissante des muggles, personne ne se soit rendus compte que votre voisin est bel et bien un vampire assoiffé de sang. Vous vous doutiez depuis longtemps que cet enfoiré se transforme en chauve-souris, ben je vous le confirme. Alors certes, les muggles ne peuvent pas voir les choses magiques, c’est donc un peu facile, vous ne trouvez pas ?
    Voilà.
    Mais sinon globalement, Harry Potter et moi, on est potes.

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  15. Carlitopolis de Luis Nieto


    Comme je le disais en début de blog si vous allez vous perdre dans les archives insondables de 3 mois d’activité, je ne me suis jamais interdit de revenir sur une œuvre que j’estime digne d’intérêt même si elle n’est pas de la dernière moisson. Vous verrez qu’un jour je débarquerais la bouche en cœur en disant : « hé, c’est sympa ce film avec un héros bouseux de l’espace qui part pour sauver une princesse à macaronis prisonnière un videur de boite de nuit asthmatique. J’ai découvert ça récemment et je m’étais dit que ça vous intéresserait peut-être. »

    Naïf que je suis.

    Bref, parlons donc de Carlitopolis de Lui Nieto. Ce dernier débarqué en France de son Amérique du sud natale pour faire des études en arts décoratif a impressionné son monde avec cette vraie-fausse expérience en public et en direct sur une petite souris qui s’en prendra plein la gueule (et on a le droit de le dire parceque c’est un animal).

    Chapito Carlito’s Way (ça c’était pour le quota vanne de merde)



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  16. Mama I’m a Misfit : tourné !

    Une bonne journée de 13 heures de tournage pour 2 clips et un fond vert.

    Maintenant commence le long processus de création des décors virtuels. Processus entamé il y a 2 mois environ, mais c’est fois-ci, c’est du vrai !

    Tourné avec une caméra HD Panasonic avec OnLocation, on a put apprécier la fiabilité et la facilité d’utilisation du logiciel d’Adobe et Zoomslide risque d’adopter cette solution à nouveau dans le futur (en tout cas moi, pour le reshoot de la pub Sobe, y’a pas photo, je refais pareil…). Bon la solution s’adapte peut-être moins bien à un tournage en extérieur.





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  17. Musicothérapie : un nouveau court Supinfocom.



    Réalisé par 3 étudiants de Supinfocom Arles, Amaël Isnard, Manuel Javelle et Clément Picon, l’école marque encore un point, pose une nouvelle pierre à leur édifice, elle remporte une victoire, elle emporte la mise, elle gagne à quitte ou double. Enfin vous m’avez compris.
    Loin des autres courts en 3d pure qu’on avait connu auparavant, le résultat fait plus penser à du dessin animé classique (même si l’ordinateur est évidemment présent partout). L’histoire de Musicothérapie: un singe directeur d’hôpital pète un câble lorsque ses collègues et/ou patients se mettent à jouer une musique répétitive avec tous les objets qui les entoure. S’ensuivent des séquences abstraites et délirantes, inspirées où les références à la télé, aux jeux vidéo, à la peinture et à Pixar se mélangent.
    Ce n’est pas non plus sans faire penser à ce petit clip d’esthétique japonisante où des personnages en CGI jouent une musique électro en tapant leur tête contre des percussions. Et j’arrive pas à retrouver le nom du truc et c’est rageant. Si quelqu’un voit de quoi je veux parler, je serais ravi d’avoir le nom. Les couleurs dominantes : noir, blanc, gris et rouge.
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  18. Tournage en HD, succès assuré. OnLocation à la rescousse.

    Demain, tournage du clip sur lequel je bosse depuis maintenant 2 bons mois. On va tourner avec une caméra HD en utilisant l’excellent Adobe OnLocation que j’ai appris à utiliser et qui est bien pratique. Surtout lorsque le disque dur externe de la caméra grille pendant un autre tournage. En gros, tu branches ta caméra à ton ordinateur via le FireWire et ça enregistre directement sur le disque dur. Ca requiert évidemment 2 choses :
    - un disque dur rapide, surtout pour le HD (le disque dur à 5400 tours de mon portable ne fonctionnait pas assez vite, mais heureusement, un disque dur externe USB2 à 7200 tours fait parfaitement l’affaire)
    - et qu’il soit défragmenter. Trop de swap disque et vous risquez de rater des images.

    Heureusement OnLocation vous prévient lorsque vous ratez des images ou tout autre problème.
    Pratique à utiliser l’ancien DvRack racheté par Adobe, on apprécie lorsque l’on a plus à numériser des heures de rush. Tout est sur le disque dur. Par contre vu la galère que ça représente, ça rend pas le tournage le plus souple du monde.

    En attendant voici des images prises avec la même caméra en HD et en DV d’un test shoot précédent pour le même clip. Les 2 images sont réduites en taille, mais sont proportionnelles et leur ratio reste le même. Pareil pour la colorimétrie. C’est du pur pas retouché !

    Bon sinon ça manque de polémique tout ça. J’aime pas les paupiettes ! *engagé*

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  19. Un fond d’écran Sobe



    Tiens, avant de pouvoir refaire la pub Sobe (qui aurait due être retournée le weekend dernier, mais le disque dur de la caméra ayant grillé, ça a été repoussé à une date ultérieure), voici un fond d’écran Sobe qui reprend un peu les couleurs de la bête. C’est perso évidemment et je ne suis nullement associé avec Pepsi ou quoi que ce soit. C’est fait pour les écrans 16/10 et ça fait du 1280x800 et j’en ferais pas mon boulot.

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  20. Y’avait Paul et Mickey, on pouvait discuter


    Je comprends mieux tous ces connards de polémiqueurs à présent. Vous savez, ceux qui jettent de l’huile sur le feu de l’actualité. La polémique, ça attire l’attention. Vous avez le projecteur braqué sur vous. Et du coup, vous êtes tenté d’en rajouter, de danser sur la table en racontant 2 ou 3 blagues de fin de banquet, parceque vous les avez enfin vos 15 minutes de gloire. Les rares messages que j’ai eut sur ma boite mail de Filmdeculte, c’était des insultes pour avoir lynché tel ou tel film. Alors que je ne suis qu’amour. Ah si on m’a demandé une fois si j’avais envie d’être monté comme un taureau, mais je crois pas que ça venait d’un lecteur assidu de Filmdeculte. J’enquête encore.
    Ben en ce moment, c’est pareil. Mes stats explosent parceque mon vieil ami LSL a reprit mon article sur les fans films sur un forum de fan de Star Wars. Mon dieu, on me regarde, on me lit, il faut que j’assure un certain standing. Je vais balayer devant ma porte histoire que ce soit accueillant. Mais entrez, entrez donc, ici c’est chez moi. Vous voyez, en général je ne parle que de ce que j’aime. Mais comme la vie avec que de l’amour c’est pour les losers, ben parfois je parle de choses que j’aime pas et qui ont trait à mon univers perso. Là c’est Star Wars, parceque les 2 trilogies, ben c’est mes films préférés. Oui oui, j’aime la nouvelle trilogie. Autant que l’ancienne en fait c’est dire que je dois être dingue dans ma tête.
    Alors la polémique ça rapporte du monde? Alors sur quoi je vais bien pouvoir pondre mon prochain billet d’humeur? Sur quel sujet vais-je bien pouvoir déverser mon fiel de gros frustré puceau boutonneux à lunette from behind of the fagots? Ah mais voilà, on a goûté à la popularité, on ne peut plus s’en passer. Any publicity is good publicity comme le dit mon oncle René (il a toujours été un peu con René, d’ailleurs dans la famille on l’appelait toujours en lui jetant des pelures de patate à la gueule). Quoi qu’il en soit, il faut que je sois à la hauteur des espoirs que mon nouveau public place en moi, la nation te regarde fiston, bombe le torse. Je sais pas… maintenant je sais plus, j’ai le sentiment d’avoir été embrigadé trop tôt par un succès éphémère? Et si je n’étais qu’une mode? Demain on m’aurait oublié, me délaissant pour je ne sais quel chanteur à la mode qui hurle dans un micro. Doc Gyneco est bien devenu un agent de notre président, ne trouvant plus personne pour acheter sa musique. Et si j’étais un peu le Doc Gyneco de la blogosphère? Un mec un parti, un peu naze, qui tape sur des bambous parceque ça lui va bien, sur mon île on est fou comme on est musicien.
    Merde Bruno Doc, attend moi, ne pars pas, s’il te plait. Il nous reste encore tellement de choses à nous dire toi et moi, sirotant des daïquiris sur la plage, le soleil couchant dans nos yeux. Une brise fraîche agitant mes cheveux fous et toi citant par cœur du Cioran en alexandrins. Tu avais l’art de la polémique, tu étais allé à la meilleure école. Soral, Dieudo, Dantec. Tes amis qui t’ont offert une bibliothèque lorsque tu avais 3 ans. Tu l’as remplie livre après livre, patiemment, décortiquant tant bien que mal les caractères qui te donnent tant de mal aujourd’hui. D’ailleurs ces ridules d’anxiété qui se dessinent sur ton front, toi et moi nous savons d’où elles viennent. Ces heures passées à décrypter les étranges hiéroglyphes des livres d’Enid Blyton. Bon dieu, combien de fois t’ai-je répété que tu t’attaquais à l’Everest.
    Tu n’as jamais voulu m’écouter. Tu es fou, tu n’en fais qu’à ta tête.
    Mais je sais que tu es heureux aujourd’hui. Tu as trouvé la foi. Tu es moine dans une stupa en Inde.
    Quant à moi, il ne me reste plus que cette satané polémique pour justifier encore ma présence parmi les vivants.
    C’est moche la life. T’as vu ce que ça nous pousse à faire?

    Stream of consciousness for life !

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Bonjour à tous... Mon p'tit nom à moi c'est Nicolas Plaire, je suis réalisateur, designer, monteur et je fais bien le thé. Dans mes pérégrinations à la recherche d'inspiration (ou d'idées à piquer sans vergogne!) je me suis dit que ce serait sympa de partager mes découvertes. Ceci est donc mon blog où je showcase mon travail, mais où je présente des clips, des artistes, des pubs, des jeux vidéos qui me plaisent. Parfois je me laisse aller dans des réflexions plus personnelles sur mon métier, l'inspiration, la vie et les abeilles.

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