1. Indy, Darth, Kong sont dans un bateau


    Et voici la jolie séquence d’intro pour les Oscars 2008 réalisée par le studio Beohm dans lequel se bousculent quelque uns des plus grandes icônes du cinéma hollywoodien qui semblent toutes s’être données rendez-vous à la 80ème cérémonie des Oscars. Genre on y croit.




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  2. Jack is Back



    Les mecs de Roger sont de retour avec Jack Black et Nickelodeon. Malheureusement, je n’arrive pas à trouver la pub sur les sites de vidéo communautaire, alors il vous faudra cliquer sur ce lien pour en profiter. C’est pour les Kids’ Choice Award 08 et ça a beau être chiant d’aller sur un autre site, si vous aimez le type, ça vaut définitivement le coup.

    Du coup, je vous conseille de mater cette pub pour les Kids’ Choice Award 06 avec notre trublion préféré.



    Et ça m’énerve de pas pouvoir trouver cette autre très jolie pub pour Nickelodeon réalisée par Mainframe. La vie est dure parfois.

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  3. GQ


    Apparemment une version française de GQ vient de sortir et pour fêter ça, la boite de prod anglaise Minivegas a réalisé un spot autour de l’homme idéal. Tout n’est pas extra là dedans, mais y’a deux ou trois bonnes choses.



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  4. Gears of War 2


    Jamais joué à ce jeu, mais ça avait l’air d’être sympa. Et ils viennent de sortir un teaser pour la suite à la Game Developer Conference. Le teaser est assez magnifique, un poil gore et violent et fait son petit effet (en HD Daily bien entendu).



    Et comme la pub pour le premier volet avec la reprise de Tears for Fears par Gary Jules de Mad World avait une forte impression, je vous la remet parceque c’est du tout bon.



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  5. Dailymotion se met à la HD


    En tant que motionmaker, j’avais eu un mail à ce sujet il y a un bon mois. Mes potos de Daily suivent le flot en proposant maintenant d’uploader et donc de pouvoir regarder des contenus en HD (en 720p). Pour ça, il faut être motionmaker et uploader du creative content, mais j’imagine que ça changera dans les mois qui viennent pour permettre à quiconque de profiter des vacances de tata Jeannette en HD trop classe.
    Pour fêter ça, je vous mets la vidéo star du moment, un timelapse bien classe (j’aime ça les timlapse, c’est toujours fin zouli) bien fresh.



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  6. Pierre Michel is back !





    Ready to attack !

    Vous vous souvenez de Pierre Michel? Cet artiste français dont j’avais déjà parlé ici au tout début de ce blog en prenant en référence sa bande démo. Et bien coucou le revoilou avec un site légèrement changé qui promet un tout nouveau site dans les prochains moi et un nouveau film, Fire Flower que vous pouvez télécharger en SD ou en HD (et armez-vous de patience, c’est du gras, c’est du gros). Tant qu’à faire vous pouvez aussi vous faire plaisir en regardant ce qu’il a fait d’autre. C’est toujours très beau et admirablement exécuté même si on pourrait lui reprocher de faire toujours un peu la même chose. Mais ce serait un peu de la jalousie.

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  7. Greenpeace : Sunshine


    Oui je sais en ce moment les mises à jour, c’est pas la joie. Mais j’arrive pas trop à trouver des trucs vraiment enthousiasmants dans l’actualité du motion. C’est triste, mais c’est comme ça. Je devrais du coup faire des articles avec du oldie. Mmmmh, j’en ai un en préparation tiens… Pourquoi pas. Bref, sur ces marmonnements fort peu intéressants, je vous laisse avec un peu de poésie anglaise façon Greenpeace pour promouvoir les éclairage à économie d’énergie (tiré d’une expression très anglaise qui met en scène la lumière qui te sortirait du cul). Genre classe quoi.



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  8. Michael Bay, Michael Bœuf


    Je sais pas si ça se ressent dans ces lignes, mais chuis un mec sensible qui aime l’art et les belles choses. Forcément, j’aime bien Michael Bay. Enfin disons que Pearl Harbor me donne envie d’insérer diverses choses particulièrement douloureuses dans les parties génitales du réalisateur, mais à part ça, je m’éclate vraiment devant Bad Boys 2, The Island et bien entendu Transformers parceque évidemment on dirait pas comme ça, mais c’est un petit être fragile M. Bay. C’est ainsi qu’il se met lui-même en scène dans une pub complètement tosgra pour Verizon.


    je trouve qu’il met son bassin un peut trop en avant, veut-il vraiment que je m’adonne à la torture sus-nommée ?

    On l’avait vu récemment dans un autre pub parodiant son propre style (qui peut rebuter, je peux le comprendre, tout le monde n’est pas sensible à l’art brute)



    Et sinon une excellente pub réalisée pour le lait.



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  9. Spore

    Alors vous voyez là en ce moment chuis un peu malade. Mon pied gauche a une infection à la con et il ressemble au gant de Mickey. Donc chuis moins chaud pour mettre à jour mon blog. Mais comme ça fait longtemps et que je vous aime, j’ai décidé de vous montrer le teaser de Spore, le nouveau jeu de Will Wright, tout chevelu et lunettu qu’il est, et déjà inventeur de concept un peu underground comme Sim City et carrément les Sims (jeu qui exerce une fascination sans borne chez moi, pourtant la dernière fois que j’ai vérifié je ne suis pas une fille). Certes ça ne montre pas grand-chose et le jeu est en développement depuis longtemps, mais si je peux pas prendre mes 2 lecteurs pour des cons de temps en temps, où va le monde (je reviendrai avec des trucs plus intéressants fissa-fissa, je vous le promets !).



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  10. Ben Lee : « American Television »


    Si comme moi, vous avez grandi dans les 80’s et les 90’s, vous avez forcément un souvenir ému de « Sauvé par le gong » et toutes ces séries colorées en décors pourris pour pré-ados. Si vous êtes plus jeune, je vous déteste de toute façon.
    Bref, un clip qui fleure bon ma jeunesse perdue avec en plus Tiffani Amber Thiessen pour la crédibilité. La chanson est on ne peut plus inoffensive, mais le clip est vraiment vraiment rigolo. A vous de retrouver toutes les références du clip.



    Ben Lee from ulterior productions on Vimeo.

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  11. Psyop et les JO de Pékin


    Bon passons un instant sur le fait que la Chine est la plus grosse dictature du monde malgré les efforts. Le marché des JO étant plus fort que les libertés individuelles, on va faire comme-ci tout allait pour le mieux. CQFD avec deux spots pour Adidas réalisés par Psyop en forme de propagande patriotique pour les sportifs chinois. Bon au moins, c’est assez beau. En fait je sais même pas pourquoi j’en parle, c’est assez gerbant dans le fond. Saleté de réflexes.







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  12. Cloverfield et la génération YouTube



    Préambule : Je sais que je disais à l’occasion de mon 200ième message que je ne parlerais pas vraiment de cinéma ici. Jusqu’à ce que je vois Cloverfield : le parfait crossover entre ce blog et FilmdeCulte. J’ai donc écrit un article joint pour FdC et ici-même sur le rôle de l’image et des petites caméras dans le film de Matt Reeves. Notez que ce n’est pas un critique du film lui-même, mais plutôt une réflexion sur son principe. Pour la critique, cliquez sur le lien.

    Au-delà de l’aspect extrêmement bien ficelé du film de monstre, Cloverfield s’avère être un extraordinaire représentant de notre époque, harcelée par des images qu’elle ne comprend pas toujours.

    L’ANCETRE



    En 1999 sortait Le Projet Blair Witch, sorte de prototype prophétique et bancal de l’univers à technologie hypertrophiée qui nous entoure. Tout d’abord dans son procédé, identique à celui de Cloverfield, où les acteurs font office d’opérateurs et cadrent eux-mêmes les événements. Mais ce film fut aussi l’un des premiers à se servir d’internet comme d'un outil de promotion. Les auteurs ayant compris avant tout le monde ce média encore relativement déserté par le grand public à l’époque. Ils utilisèrent la toile comme personne ne l’avait fait auparavant, utilisant le web pour ce qu’il avait à offrir : un lieu où l’on pouvait entraîner les internautes curieux sur un jeu de pistes, en parsemant les indices d’un mystère qui serait révélé en salle. Cette méthode de marketing originale a depuis été reprise par de nombreux films, dont le A.I. de Steven Spielberg, glissant dans sa bande annonce des noms fictifs afin de récompenser le geek attentif. Il était désormais prouvé qu’un buzz pouvait être créé et amplifié sur le net et frayer un chemin depuis l’écran d’ordinateur jusque dans les salles obscures. Dans le cas du Projet Blair Witch, d’un budget de 22.000 dollars, les auteurs en ont fait un immense carton de 140 millions de dollars au box-office américain, faisant de ce film le plus profitable jamais produit. D’autres films bénéficieront d’un buzz avantageux en provenance du net. Le dernier en date : 300 de Zack Snyder, dont la bande-annonce incroyablement bien ficelée fit le tour du net en quelques heures et séduisit une nouvelle génération de geeks. Inconsciemment, il venait de sceller le pacte presque incestueux entre les solutions peu onéreuses de vidéo amateur et la puissance d’internet. Les liens étaient encore éloignés mais n’allaient pas tarder à se resserrer.

    L’ŒIL ORDINAIRE



    Flash forward : février 2005, trois anciens employés de Paypal lancent le site de vidéo communautaire YouTube. Le succès est immédiat et outre les clips, les bandes-annonces et autres courts métrages, le site est immédiatement envahi par des home movies, ces petites séquences filmées par une caméra agitée – quand il ne s’agit pas carrément de la fonction vidéo du téléphone portable – avec une lumière moche et un cadre approximatif. Le site internet permet aux internautes de s’adonner à leur propre narcissisme comme une espèce de pulsion dormante que l’accès à une technologie donnée aurait rendue démesurée. Il faut reconnaître que le timing est parfait : parallèlement à un internet qui définit son identité dans la parole qui est offerte à quiconque possède un ordinateur, les moyens de capture d’image se démocratisent à une vitesse folle. Les caméras et appareils photos deviennent plus petits, plus performants, moins chers, plus faciles d’emploi. La démocratisation absolue de l’égocentrisme. Au poids des mots, s’ajoute donc le choc des photos et la claque des vidéos. On ne s’étonnera pas d’y trouver des vidéos dont le sujet relève de l’intérêt zéro, des vidéos volées, des témoignages dont les auteurs auraient préféré qu’ils restent confidentiels. La sphère de l’intime est volée et éventrée en place publique, à la vue de tous, partagée, parce qu’aujourd’hui l’existence n’est justifiable que par le reflet qui est donné par notre image et nos actions en ligne.

    CHAMP DE TREFLES



    C’est dans ce contexte hypermédia que débarque Cloverfield, parfaitement dans le bain de son époque. Ce ne sont pas les qualités intrinsèques du film qui nous intéressent ici, le film remplissant son contrat sans faire de vagues, mais plus la façon dont il a été pensé. Ainsi qu’il a été dit plus haut, notre époque peut se résumer à un robinet incessant d’images, un réservoir sans fond, un flot continu qui nous entoure et nous lie. En clair, le film de Matt Reeves se veut être un témoignage de personnes ordinaires ayant vécu un événement extraordinaire de l’intérieur, sans nécessairement comprendre ce qui leur arrive. Le film ne prétend pas avoir de recul, un peu comme si nos héros s’étaient retrouvés au pied d’un immense édifice et dont ils ne pourraient pas connaître les mensurations exactes. On touche alors le cœur de la problématique Cloverfield tant ce film est un miroir de notre époque. On parle souvent de ces « journalistes citoyens », ces hommes et ces femmes lambdas qui ont la possibilité de capturer les premières images d’événements tout simplement parce qu’ils sont là avant les « vrais » journalistes, parce qu’ils sont sur place, parce que ce sont les premiers témoins et que la lentille de leur caméra est presque devenue un prolongement de leur nerf optique. Cette prolifération des moyens de capture (caméras, téléphones ou appareils photos) permettent de rapporter des images inédites, plus proches de l’action en milieu urbain que n’importe lequel des reporters d’image. Lesquels sont souvent presque réduits à devoir filmer les événements qui suivent car ils arrivent sur place bien souvent après et leur caméra ne peut quasiment filmer que le monde à posteriori.

    On se souviendra par exemple de ces images des attentats dans le métro de Londres en 2005 ou bien de la multiplication des documents amateurs montrant les événements du 11 septembre 2001. Lorsque l’histoire s’emballe, il y aura désormais toujours quelqu'un pour la filmer et la déposer en ligne. Encore aujourd’hui on peut découvrir ici et là sur le net un point de vue inédit sur le crash des avions dans les tours du World Trade Center. Seulement la limite de ces images se fait rapidement sentir. Ce qui fait défaut au citoyen X, c’est justement cette formation de journaliste. Cette capacité d’analyse et de recul, cette façon de filmer l’actualité, d’y apporter un regard critique là où les vidéos anonymes sont livrées brutes et nécessitent toute l’expérience d’un journaliste pour les comprendre, les analyser et les digérer, en les opposant à d’autres documents, en tentant de les insérer à chaud dans un contexte particulier. Et là aussi, Cloverfield a parfaitement compris la limite de ces images amateurs au travers d’une scène où l’on voit l’opérateur de la caméra filmer une télévision diffusant des images du monstre, filmées depuis un hélicoptère. Comme si cette scène montrait que, saisi par la confusion d’être dans l’œil du cyclone, l’œil du protagoniste avait besoin de se raccrocher aux médias traditionnels pour trouver du sens à ce qu’il est en train de vivre. Mieux encore, il préfère filmer la télévision plutôt que de sortir dehors pour voir la même chose sous un autre angle à peine à cinq cent mètres de lui. Comme si pour comprendre son univers en décomposition, il avait besoin d’avoir l’avis de CNN. Lorsque la guerre n’est vécue qu’à distance et par la bouche des présentateurs télé.

    IMAGES SANS CONSCIENCE



    Utilisant plusieurs codes esthétiques de ce journalisme amateur, Cloverfield s’offre une certaine crédibilité en passant sur quelques scories qu’un saut de foi permettra d’oublier. L’image est certes un peu trop nette, la caméra un peu trop solide, un peu trop maniable. La batterie est un poil trop endurante et toutes les fonctions utiles sont présentes, mais on retrouve les inévitables « plans sur les pieds », les auto-confessions de l’opérateur ou bien une narration en quatre dimensions lorsque le passé s’invite entre deux séquences au temps présent puisque la cassette utilisée pour filmer les événements de Cloverfield a déjà été utilisée pour filmer d’autres événements – en apparence – anodins. Tout un tas de gimmicks que l’on retrouve dans ces vidéos YouTube, compilés ici comme un film-somme d’une époque qui en dit long sur notre obsession à tout filmer et à tout photographier. Cloverfield n’est d’ailleurs pas nécessairement une réflexion sur un monde post-11 septembre, auquel il fait allusion plusieurs fois, mais plutôt à notre faculté d’interpréter des symboles recyclés et réutilisés parfois jusqu’à la nausée. C’est un film qui célèbre et montre la limite de l’incursion du tout-image dans la notion d’actualité. Là où jadis nous avions un domaine réservé et exclusif à une certaine élite argentée, il va sans dire que la plus forte expression de la démocratisation se trouve être dans ces petites caméras portables et dissimulables. Sors dans la rue citoyen, la prochaine révolution se passera d’abord sur YouTube.

    Cet article à d’abord été publié sur FilmdeCulte.com

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  13. Have you ever danced with the devil by the pale moon light?


    Une fois n’est pas coutume (j'ai le sentiment de commencer un de mes messages sur deux avec cette formule), j’ai envie de parler de moi. Non pas d’une nouvelle œuvre qui te déchire les yeux tellement c’est bon, mais de moi, moi perso. Vous pouvez déjà tourner les talons, même si je tâcherai de donner à ma prose la même envolée, la même ardeur, que celle des personnes (qui resteront anonymes) dont je parlerai plus loin. Parcequ’ils sont bons les salopiauds et ils savent faire parler l’émotion et ça mon gars, c’est la marque des plus grands.

    Vous savez, y’a comme une espèce de tampon qui marquent les artistes comme les vaches dans un troupeau. C’est le sceau du démon, du monstre qui ronge l’esprit du créatif et qui lui permet de créer justement. The demon feeds on the past. The artist feeds on the demon. Et on va admettre, for the sake of argument que je fais partie de ces artistes. Le site web de la boite où je travaille est très clair là-dessus : motion design artist et director, c’est pas moi qui l’invente je vous jure, c’est écrit noir sur blanc. C’est aussi ce que disent mes cartes de visite. Certes de nos jours, n’importe qui sachant se servir de Photoshop est considéré comme un artiste, ce qui prouve bien à quel point cette profession va à vau-l’eau.

    J’étais donc en train de discuter avec une amie sur le service de messagerie de gmail lorsqu’à un moment la discussion a dérivée sur un des motifs récurrents des messages de son blog personnel : ses démons. Je n’en dévoilerai pas plus afin de protéger son anonymat et puis j’imagine que toi, lecteur adoré qui a tenu jusqu’ici, t’en as rien à branler de cette petite conne que tu ne connais pas et que tout ce qui t’intéresse, c’est l’auteur de ce blog, so sexy, so nice. Et si tu as deviné qui c’était alors je t’invite à faire un tour sur son blog histoire de voir ce qu’il en retourne, à moins que tu ne sois déjà familier avec sa prose à elle, carrément moins dégueulasse que la mienne. Je ferme donc la parenthèse qui a toujours tendance à durer trois romans chez moi, pour revenir à la teneur de notre conversation. On parlait donc de ses démons et ça m’a un peu amené à penser que chez moi, y’a rien de tout ça. « Mais bordel ! Comment veux-tu te prétendre artiste, si t’es même pas un tout petit peu torturé ? Angoissé ? ». Et ben non même pas et ça craint. J’ai des amis qui tiennent leur blog et y parlent de leurs angoisses, de leur colère, de leurs doutes, de leurs problèmes relationnels, avec beaucoup de talent. Il y a chez eux une vraie authenticité dans une certaine forme de malheur qui, puisque je les connais personnellement, n’est pas feinte et n’est certainement pas là pour se donner une contenance. This is real dirait Jennifer Connelly, la main sur le cœur de Russell Crowe.

    Certes la vie, c’est pas toujours cool, mais je dois reconnaître avoir été plutôt gâté. Si je fais une petite balade introspective, j’arrive sans cesse à la lisière de la forêt des rêves bleus. Pas de bois inquiétants où un loup affamé et sanguinaire rôderait, prêt à jaillir des broussailles et arracher d’un coup de mâchoire net la gorge de l’imprudent. Plus prosaïquement, j’ai eu le droit à une enfance normale, élevé par des parents normaux, pas divorcés, ayant évolués eux-mêmes dans des famille normales (enfin du côté de mon père, c’est un peu moins joyeux par moment, c’est l’inconvénient des familles nombreuses, mais on ne peut pas dire que les escarmouches éparses ne m’aient jamais causés des cauchemars). Ils ont toujours été présents, m’ont toujours apporté un soutient inconditionnels et on peut considérer qu’ils passent sans trop de problème leur contrôle technique de parents aimants et attentionnés. J’ai un grand frère avec qui je me suis disputé de nombreuse fois quand on était petit et si aujourd’hui on a pas des liens hyper forts (quatre ans d’écart plus lui qui avait un an d’avance à l’école, je pense que ça a joué) il n’empêche que je peux dire que je l’aime beaucoup et qu’il me manque comme mes parents alors que je suis à l’autre bout du monde. J’ai pas de drame familial ou personnel à déplorer, pas de lourds secrets (à priori) qui empoisonnent les repas de famille, pas de squelettes dans le placard. Mes rares emmerdes ont été provoquées par mon immaturité chronique mais qui a l’air d’aller mieux depuis quelques temps, j’ai une copine depuis plus de cinq ans, un boulot qui me plait, pas le sentiment de n’avoir aucun talent, je me tape un coup de flippe une fois tous les six mois, ça dure dix minutes et on en parle plus. Tout juste un peu colérique et impatient, voilà ce qu’on pourrait écrire en épitaphe sur ma tombe. C’est pas possible tout ce bonheur, faut que ça s’arrête à un moment.

    Or, moi chuis un artiste (ou une gitane, par moment je m’y perds un peu) et un artiste ça souffre, c’est même à ça qu’on les reconnaît. Un artiste, ça doit avoir le sentiment de porter le monde et son malheur sur les épaules, ça doit être écorché parceque ça plait aux filles et cynique parceque ça les mecs, ils adorent. C’est cool aussi quand, y’a un ou deux problèmes liés à une enfance malheureuse, un regret, un parent qui meurt trop tôt et qui dans son départ creuse un puit noir de désespoir. L’artiste, il a un monstre dans le cœur, un truc qui se repaît de chacune de ses angoisses, de ses pensées noires, de tout ce qui n’est pas avouable, de ce qui n’est pas destiné à être montré au soleil. The dark side of the moon quoi. Et toute cette mixture nauséabonde, c’est un peu le fuel de son inspiration. Pendant longtemps, parceque je voulais être un super réalisateur, je prétendais que j’étais trop angoissé du monde, tu vois, que je le voyais tel qu’il était ; un amas purulent de chairs difformes, rongées par les vers et qui s’ébat péniblement avant de mourir. Et puis non en fait, je suis un vrai imbécile heureux, creux et vain. Non peut-être pas à ce point là, mais je suis forcé de reconnaître une chose : le vrai malheur, le vrai désespoir, la vraie déchéance, même si la magnitude est somme toute réduite, je connais pas. Et que malgré le poids que ça peut représenter, je ne peux pas m’empêcher de regarder tout ça d’un air un peu envieux. Qu’est-ce que ça doit être bien de sentir – parfois – ce serpent vous dévorer les entrailles, toute cette énergie sombre que je pourrais canaliser en force créatrice, en œuvre profonde et meaningful qui te parlerait du plus profond de l’âme humaine.

    I have demons, you wouldn’t believe, disait David Fincher (mais peut-être qu’il quotait quelqu’un de célèbre, j’ai des côté très ignares par moment aussi), le mien ressemblerait plus à un diablotin en papier mâché à qui on aurait confisqué la fourche, limé les crocs et rogné les griffes. C’est dire s’il est inoffensif, contrairement à son véhicule (moi-même) qui sait être bien con de temps en temps. Peut-être que je suis mon propre démon. Mais j’ai une mini-passion, peut-être ma porte de sortie : j’aime regarder les gens (et les filles sur la plage, le regard fugace tout ça). Ca me nourrit. J’ai de l’empathie à revendre et je crois (je dis bien je crois, les certitudes et moi, ça fait deux) que j’arrive un peu à me mettre à leur place, à imaginer ce qu’ils pensent, à voir un peu de leur démon, sous mon air de pas y toucher. Si j’en prend la peine, je peux voir sous la peau des autres, regarder le feu qui s’y consumme, ressentir un ersatz de leurs émotions. Pâle copie certes, mais pour l’instant, this is as close as I can get du vrai désespoir.

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  14. Justin Timberlake: back at the Superbowl !


    Well sort of. Après l’affaire du téton maléfique que le Club des Cinq a résolu, aidés par le commissaire Bialès, lors du Superbowl de je sais plus quelle année, mais on s’en fout, Justin Timberlake reviendra dans une pub pour Pepsi qui a fait le tour du net. Faut dire que Justin Bridoux s’y fait broyer l’entrejambe de manière répétée contre une boite aux lettres. Mais c’est plutôt rigolo.

    Et pour l’info un peu plus en profondeur, sachez que Andy Samberg y fait une apparition en blondasse et pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un des mecs du Lonely Island qui fait les digital shorts du Saturday Night Live. Justin Timberlake ayant participé à l’un de leur sketches, le fameux Dick in the Box qui a été (qui l’est encore ?) la vidéo la plus vue sur YouTube avec 20 millions visiteurs. Et comme je suis bon, je vous mets un autre digital short, celui là avec Natalie Portman (pas nue, on ne voit pas ses fesses, etc, ok les pervers ?) qui déclare être une badass bitch. Ohohoho.



    NB: putain d’enfoirés de NBC qui a fait retirer toutes les videos de YouTube ou Dailymotion pour faire passer par leur site. Du coup, je ne garantis pas que ça marche aussi bien et que des pubs à la con viennent s’intercaler entre vous et le fun des vidéos. Désolé. Et je ne suis même pas sûr que ça fonctionne. Bande de nazes. Si quelqu’un a un lien vers un site qui héberge les vidéos, je suis preneur.




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Nobody's Perfect Le Blog qui t'explique la life Avatar Logo
Bonjour à tous... Mon p'tit nom à moi c'est Nicolas Plaire, je suis réalisateur, designer, monteur et je fais bien le thé. Dans mes pérégrinations à la recherche d'inspiration (ou d'idées à piquer sans vergogne!) je me suis dit que ce serait sympa de partager mes découvertes. Ceci est donc mon blog où je showcase mon travail, mais où je présente des clips, des artistes, des pubs, des jeux vidéos qui me plaisent. Parfois je me laisse aller dans des réflexions plus personnelles sur mon métier, l'inspiration, la vie et les abeilles.

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